L'ancien campus de Nortel.

La chute de Nortel décortiquée par des profs de l'Ud'O

Trois facteurs principaux ont contribué à la chute du géant des télécommunications Nortel, avance des professeurs de l'Université d'Ottawa (Ud'O), à la suite de leur étude de trois ans visant à expliquer l'échec de l'entreprise.
L'équipe interdisciplinaire de l'université a étudié les activités de Nortel pour la période allant de 1997 à 2009 pour expliquer le démantèlement de l'entreprise, l'une des plus grandes sociétés du Canada à une certaine époque.
Dans le rapport, les auteurs expliquent comment une combinaison de chocs extérieurs et de décisions prises par les gestionnaires a conduit à l'éventuelle chute d'un géant canadien.
Plus particulièrement, l'équipe de l'Ud'O évoque des changements à «l'environnement économique extérieur», la perte de confiance des clients de Nortel et le manque de résilience de la compagnie comme raisons ayant mené à sa faillite, en 2009.
Par ailleurs, plus d'une centaine de leçons ont été tirées et répertoriées dans cette étude. Du nombre, 11 ont retenu l'attention des spécialistes.
Elle touche notamment la gestion de l'entreprise en gestion de crise, la capacité d'écoute de la haute direction au sein de l'entreprise et la modification de sa culture organisationnelle.
«Des centaines de personnes ont fait confiance à notre équipe pour raconter l'histoire de Nortel, dans l'espoir que cette démarche aide à en tirer des enseignements et à réduire ou prévenir les échecs d'entreprises dans le futur », a affirmé Jonathan Calof, chercheur principal et professeur à l'École de gestion Telfer. Nous espérons que cette recherche sera une contribution utile à la formation des dirigeants de demain.»