Patrick Duguay, directeur général de la CDR Outaouais-Laurentides, soutient que Québec transgresse ses champs de responsabilité.

La CDR Outaouais-Laurentides choisit l'autonomie

La Coopérative de développement régional (CDR) Outaouais-Laurentides restera autonome, mais devra faire une croix sur une part importante de son financement.
Réunis en assemblée générale mardi soir, les membres de l'organisme ont voté à l'unanimité pour une recommandation de ne pas participer à la CDR unique.
Le gouvernement du Québec a annoncé en mai dernier aux 11 CDR qu'elle financerait dorénavant une CDR unique et centralisée.
Après avoir analysé au cours de l'été le plan d'affaires de cette nouvelle entité, la CDR Outaouais-Laurentides a choisi de rester autonome, quitte à perdre 45% de son financement. Cela représente une somme de quelque 375 000$. Deux emplois pourraient en conséquence être abolis.
«Le projet n'est pas intéressant pour nous. Il n'est pas viable, a commenté le directeur général de la CDR Outaouais-Laurentides, Patrick Duguay. Les décisions doivent se prendre régionalement.»
«Nous avons priorisé notre mission de développement territorial et d'accroissement de la cohésion sociale dans nos communautés», a pour sa part indiqué la présidente du conseil d'administration, Chantal Cholette.
La CDR Outaouais-Laurentides a un plan pour redresser ses finances et assurer sa pérennité financière à plus long terme, soutient M. Duguay.
La CDR souhaite notamment élargir son offre de service aux entreprises d'économie sociale comme les OBNL. De nouveaux partenariats pourraient aussi contribuer à financer les activités, dont avec la CDR centralisée.
«On a proposé un compromis. On pourrait agir comme sous traitant pour la nouvelle CDR unique pour une partie de la livraison des services aux coopératives de la région», informe M. Duguay.