Le chef de la CAQ, François Legault.

La CAQ veut oublier les «vieilles chicanes»

Pendant que le Parti québécois (PQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) s'entre-déchirent sur la question d'un éventuel référendum sur la séparation du Québec, la Coalition avenir Québec (CAQ) soutient qu'il faut revoir les priorités.
La formation pilotée par François Legault s'est faite relativement discrète dans ce débat. Selon les candidats du parti dans Gatineau et Pontiac, André Paradis et Michel Mongeon, l'équipe de la CAQ préfère se concentrer sur des sujets comme l'économie, l'éducation et la santé.
«On est fermement contre un référendum, ce n'est vraiment pas dans notre ordre du jour», souligne M. Mongeon. «On est tanné des vieilles chicanes, on veut se concentrer à bien gérer le gouvernement et retourner des sous dans les poches des contribuables.»
MM. Paradis et Mongeon affirment également qu'ils ne sentent pas que leur parti a été mis de côté dans ce débat. S'ils sont plus effacés dans les médias, ils affirment que les citoyens leur démontrent tout de même un appui. «On en parle juste à cause de l'arrivée de Pierre Karl Péladeau dans la campagne», croit le candidat caquiste dans Gatineau. «Je suis convaincu que dans le reste de la campagne, on parlera davantage des enjeux plus importants.»
Des projets en danger?
Les militants de la CAQ se sont regroupés par centaines à Repentigny hier matin, un rassemblement pour fouetter les troupes et faire oublier les mauvais sondages depuis le début de la campagne. Les deux candidats de l'Outaouais qui se sont entretenus avec LeDroit y étaient.
Le chef François Legault s'est attaqué à ses adversaires avec vigueur. Sur son compte Twitter, M. Legault a poursuivi et s'en est pris aux différentes annonces faites par le gouvernement de Pauline Marois dans les semaines qui ont précédé les élections. «Je m'engage à annuler toutes les annonces de Mme Marois des six derniers mois qui ne sont pas prioritaires», a écrit le chef de la CAQ.
Dans les dernières semaines, le gouvernement du Québec a confirmé le financement du nouveau centre multifonctionnel à Gatineau, en plus d'annoncer un effort de 14,4 millions$ pour le rapatriement d'accouchements en sol québécois.
MM. Paradis et Mongeon n'ont pu confirmer si ces projets sont en danger d'une révision, si leur parti est porté au pouvoir le 7 avril. «Il faut être prudent, on ne peut pas tout couper, affirme André Paradis. Mais quand je regarde un financement de 400 millions$ en Gaspésie pour une cimenterie qui ne créera que 400 emplois, je me demande si c'est efficace.»
De son côté, Michel Mongeon a soutenu qu'il n'était «pas contre» les annonces faites lors de la récente visite de Pauline Marois en Outaouais. Il soutient toutefois que son parti pourrait réviser certains projets pour s'assurer qu'il s'agit bel et bien de la meilleure façon de faire.
jpaquette@ledroit.com