La Boca, d'Alejandra Ribera

D'abord, cette voix.
Unique, envoûtante. Vibrante, des rauques aux notes plus aériennes. Mouvante telle une vague caressant délicatement les tympans ou farfouillant intensément l'âme. Incandescente comme cette lumière qu'elle cherche en elle et chez les autres, pour la guider (magnifiques pièce titre et Goodnight Persephone). Résultat ? On se laisse (trans)porter par les vagues des cordes sensibles d'Alejandra Ribera. 
Ensuite, les arrangements de ce deuxième album, réalisé par Jean Massicotte (Pierre Lapointe, Patrick Watson), qui vont et viennent entre Nord et Sud, Amérique et Europe, dans un mélange riche en textures.
Ici, en mariant une guitare slide enracinée sur la route 66 à un trombone aux accents celtes (500 Miles, des Écossais Proclaimers, qu'elle se réapproprie avec un indéniable talent). Là, en livrant sa peine à cette Lune qui réunit ceux qui s'aiment sous un même ciel (enveloppante Cien lunas).
Un cédé brillant!