La belle langue

Saviez-vous que c'est le Mois de francophonie à l'Université d'Ottawa?
En fait, mars est le Mois de la francophonie un peu partout. De là la tenue annuelle, entre autres, des Rendez-vous de la francophonie, qui peuvent compter cette année sur le Franco-Ontarien Damien Robitaille comme porte-parole. (À lire samedi dans la «grande entrevue».)
Allez-vous célébrer, camarades francophones? Est-ce déjà fait? Non?
En tout cas, certains ont la ferme intention de souligner à leur façon ce mois dédié aux francophones et francophiles de ce monde. Et l'Université d'Ottawa n'est pas en reste. Et depuis le 1ermars, c'est le Mois de la francophonie à «l'université canadienne», comme elle aime bien se nommer.
C'est drôle, mais... J'ai lu beaucoup de choses sur l'Université d'Ottawa au cours des derniers jours, mais jamais on ne parlait de ce Mois de la francophonie sur le campus...
Mais malgré la «tempête» qui s'abat sur cette université, on n'a pas oublié là-bas de souligner le Mois de la francophonie. C'est pourquoi le site web La Gazette, un site de nouvelles de l'Université qui s'adresse à toute la communauté universitaire, a lancé un appel à tous sur les médias sociaux pour obtenir la liste des 20 meilleures expressions en français.
Et hier, dans le cadre du Mois de la francophonie, l'Université d'Ottawa a publié ce palmarès des 20 meilleures expressions en français. Donc, sans plus tarder, les voici:
20 - Un fou dans une poche.
19 - Sainte-nitouche.
18 - En avoir ras-le-bol.
17 - Arriver comme un chien dans un jeu de quilles.
16 - Le tir et... le but!
15 - Jamais deux sans trois.
14 - Voir la vie en rose.
13 - Pierre qui roule n'amasse pas mousse.
12 - Il n'y a pas le feu au lac.
11 - Avoir d'autres chats à fouetter.
10 - Qui va à la chasse perd sa place.
9 - Poser un lapin. (Ne pas se présenter à un rendez-vous.)
8 - Histoire à dormir debout.
7 - Avoir le coeur sur la main.
6 - Être heureux comme un poisson dans l'eau.
5 - Gadonbin. (Regarde donc bien.)
4 - Se tirer une bûche.
3 - Pelleter des nuages.
2 - Avoir du pain sur la planche.
1 - Se péter les bretelles.
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Ceci dit, voici une conversation entendue récemment dans le bureau du recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock, pendant ce Mois de la francophonie:
«M.Rock.
- Oui, ma chère adjointe? Tire-toi une bûche.
- M. Rock, on a du pain sur la planche.
- Il n'y a pas de feu au lac, ma chère.
- Oh oui, M. Rock. Et on n'a rien pour s'en péter les bretelles.
- Mais que se passe-t-il?
- Il y a cet échange sur Facebook entre cinq étudiants qui a été rendu publique.
- Gadonbin, toé...
- Et vous ne serez pas heureux de lire ce que ces cinq étudiants ont écrit.
- Bof. Des histoires à dormir debout, sans doute.
- Non, M. Rock. Comme je disais, vous aurez du pain sur la planche. Et je vous le dis le coeur sur la main.
- C'est sûrement du pelletage de nuage de la part de ces étudiants.
- Pas vraiment, M. Rock. Et je ne joue pas la sainte-nitouche.
- Bon, je lirai tout ça tantôt. J'ai d'autres chats à fouetter. Autre chose, ma chère adjointe? Puis-je voir la vie en rose, maintenant?
- Heu... pas vraiment M. Rock. Notre équipe de hockey, les Gee Gees, revient d'un week-end à Thunder Bay et...
- Ah! Le hockey. J'adore le hockey! Le tir et... le but!
- D'accord, M. Rock. (Long soupir...) Mais après que vous aurez pris connaissance de l'échange sur Facebook entre les cinq étudiants, ainsi que des agissements de nos joueurs de hockey le week-end dernier, je préfère vous avertir tout de suite, Monsieur le recteur: jamais deux sans trois. Et je crois que vous poserez un lapin aux journalistes.
- (Le recteur prend connaissance des incidents.) J'en ai ras-le-bol de toutes ces histoires! Salut!
- Mais où allez-vous, M. Rock?
- Ai-je l'air d'un fou dans une poche? Je me sauve d'ici!
- Mais M. Rock, qui va à la chasse perd sa place.
- Tant mieux! Parce que loin d'ici, je serai heureux comme un poisson dans l'eau! Goodbye!»