Patrick Brazeau

La banque saisit la maison de Patrick Brazeau

Le sénateur Patrick Brazeau a reçu la visite d'un huissier à sa résidence de Gatineau. La Banque Scotia saisit sa demeure en raison d'un défaut de paiement.
<p>Maison du sénateur Patrick Brazeau à Gatineau.</p>
Dans un document déposé au Registre foncier du Québec, on apprend que M. Brazeau et de sa conjointe, Sunshine Tenasco, étaient en défaut de paiement sur leur prêt hypothécaire qui venait à échéance le 18 janvier. Ils doivent un montant total de 189 778,18$ à leur créancier. Ils ont également accumulé 11 237,54$ en solde impayé, pour un total de 201 015,72$.
L'avis a été rédigé le 20 janvier à Gatineau par une représentante de la Banque Scotia. L'institution financière somme Patrick Brazeau et sa conjointe de quitter les lieux d'ici 60 jours. Elle pourrait toutefois avoir assez de facilité à faire respecter cet ordre puisqu'ils auraient abandonné la propriété aux alentours du 5 janvier, toujours selon le document soumis au registre foncier.
Lors du passage du Droit au 101, rue de la Brise cet après-midi, il n'y avait personne. Les stores et les rideaux étaient tous fermés.
Un huissier est passé à cette adresse le 25 janvier. Un voisin l'a alors averti que la maison est vide.
Dure semaine pour Patrick Brazeau
Mardi matin, la Gendarmerie royale du Canada a confirmé le dépôt d'accusations contre Patrick Brazeau et le sénateur libéral Mac Harb dans la foulée du scandale des dépenses au Sénat. Des chefs d'abus de confiance par un fonctionnaire public et de fraude en vertu des articles 122 et 380 du Code criminel.
M. Brazeau a réclamé près de 50 000 $ en allocations de logement alors que sa résidence principale se trouve à Gatineau. Il avait prétendu pendant tout ce temps habiter la maison de son père, à Maniwaki.
Selon les règles, un sénateur peut réclamer environ 22 000 $ par année en frais de logement si sa résidence principale se trouve à plus de 100 kilomètres de la colline parlementaire.
Patrick Brazeau siège toujours à titre de sénateur indépendant, même s'il a été temporairement expulsé de le la Chambre haute.