Oxford Properties Group, qui est aussi propriétaire du Château Montebello, n'a pas établi de clauses précises pour la mise en vente de Kenauk au coût de 81 M$.

Kenauk: Paulette Lalande heureuse du dénouement

La préfète de la MRC Papineau, Paulette Lalande, voit d'un bon oeil la transaction faisant passer la réserve naturelle Kenauk des mains d'Oxford Properties à un groupe d'associés composé principalement d'hommes d'affaires québécois qui souhaitent maintenir sa vocation récréotouristique.
Le domaine, situé dans la Petite-Nation, principalement sur le territoire de la municipalité de Notre-Dame-de-Bonsecours, a été vendu au coût d'un peu plus de 43 millions$ à la fin décembre, alors qu'il était en vente au coût de 81 250 000 $ depuis mars 2013.
Parmi les partenaires impliqués dans l'achat, on retrouve notamment le premier vice-président de Google, Patrick Pichette, le président de Viandes de la Petite-Nation, Douglas Harpur, le patron de Pièces d'automobile Probec, Domenico Monaco, et le président du producteur de fertilisants canadien Agrium jusqu'à tout récemment, Michael M. Wilson.
La filiale canadienne de l'entreprise forestière Lyme Timber Company, Lyme Kenauk Canada, détient désormais près de 52000 acres du site qui en compte approximativement 65000 dans son ensemble. La Société canadienne pour la conservation de la nature complète le portrait des associés.
Mme Lalande s'est dite heureuse que des gens du Québec s'impliquent dans l'achat de la réserve. Elle voit cette vente comme une bonne nouvelle pour la région de la Petite-Nation, puisque les acquéreurs semblent vouloir poursuivre dans la même veine en matière de récréotourisme et d'exploitation de la pourvoirie. «C'est une excellente nouvelle parce que nous avons toujours peur quand ce genre de vente survient que les acheteurs n'aient pas la préoccupation de développer notre région», a indiqué Mme Lalande.
La préfète espère maintenant que les nouveaux propriétaires respecteront certains critères. Dans une résolution adoptée à l'automne, la MRC Papineau avait réclamé que le sentier aménagé du Marathon canadien de ski, dont la 48e édition est prévue les 8 et 9 février, soit maintenu sur la réserve en cas de vente. La MRC souhaitait également qu'un sentier de quad et motoneige soit ouvert au grand public, si jamais l'endroit changeait de main.
«Au niveau de la MRC, on espère surtout qu'ils vont respecter les demandes que nous avons faites. Le Marathon canadien de ski et la motoneige et le quad, c'est du développement chez nous et on en a absolument besoin. Je souhaite que ces gens-là prennent en considération nos demandes dans le cadre du schéma d'aménagement», a mentionné la préfète.
Le maire prudent
Le maire de Notre-Dame-de-Bonsecours, Carol Fortier, souhaite pour sa part attendre encore quelques jours avant de se prononcer sur la transaction. Il devait rencontrer ses conseillers à ce sujet après la séance du conseil, hier soir, lors d'un caucus spécial.
«On commence à prendre connaissance des contrats. Nous n'avons pas encore eu de rencontre avec les propriétaires pour valider la façon dont le développement se fera. Selon ce qu'on sait, c'est que la vocation demeurera la même. Si ça reste ouvert au public, c'est le plus important», a-t-il affirmé.
Quant aux droits de mutation possibles que pourrait soutirer la municipalité à la suite de cette entente, M. Fortier croit qu'il vaut mieux ne pas se faire de faux espoirs. «On ne veut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Ce serait très agréable, mais il faut tout regarder avant d'avancer quoi que ce soit», a-t-il dit.