Katy Perry en concert a centre canadian tire14/07/16 Photo : Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Katy Perry brille de tous ses feux

« Désolé, c'est complet ce soir, vous allez devoir vous rabattre sur les revendeurs », s'est exclamée une préposée du Centre Canadian Tire devant quatre jeunes adolescentes qui, visiblement, vivaient le plus grand drame de leur vie en entendant ces paroles. Triste moment alors que des milliers d'yeux brillaient de joie tout autour.
Quelque 16 200 KatyCats s'étaient rassemblés hier au Centre Canadian Tire pour communier avec leur diva préférée. Une fois émergé du sol, un immense prisme lumineux s'est ouvert en deux pour laisser apparaître la toujours très colorée Perry, celle-ci entamant les premières notes de son succès Roar sous les cris stridents - à nous en péter les tympans - de jeunes filles (et quelques garçons) arborant fièrement oreilles de chat, tutus, perruques et mèches arc-en-ciel.
Avec 40 minutes de retard, ses fans n'en pouvaient plus d'attendre. Les premières minutes, véritable explosion d'artifices, de couleurs et de projections prismatiques auront suffi pour les rassasier un tant soit peu. Entourée d'acrobates et d'une dizaine de guerriers-danseurs armés de lances fluorescentes, elle a ouvert la machine à plein régime.
« Bonsoir Ottawa, s'est écriée la belle, en grande forme. Vous avez attendu longtemps. Nous allons passer deux heures magnifiques, ensemble, vous et moi. Qui sait ce qui peut arriver demain? Alors vivons pleinement le moment présent! »
Après un premier bloc au thème prismatique, Katy Perry nous a plongés dans un univers égyptien, s'amenant en princesse sur un énorme cheval doré - la chose était articulée par de gros bras bien musclés - en chantant Dark Horse.  
Démesurée fut son interprétation de la chanson I Kissed a Girl. Les acrobates haut perchés sur une structure en forme de prisme nous ont donné quelques sueurs froides, sans compter son guitariste qui s'en est donné lui aussi à coeur joie dans les airs.
Un joli chat noir et blanc dansant la claquette a ouvert le troisième tableau aux accents félins. Dans un costume rose pétant et scintillant, Katy Perry s'est avancée en femme-chat pour interpréter Hot N Cold, version Broadway, qui n'était pas sans rappeler la comédie musicale Cats pour ensuite enchaîner avec sa version de Vogue de Madonna.
 Elle est en voix hier, Katy Perry. Elle nous en a montré toute sa puissance, sa justesse et sa chaleur en chantant By The Grace of God, version acoustique, ses admiratrices se faisant silencieuses pour mieux savourer chacune de ses paroles portées par l'émotion.
La grandiloquence était au rendez-vous, hier. Pyrotechnie, acrobaties aériennes, projections, ballons gonflables, costumes éclatants, jets de fumée, le tout enrobé d'une bonne dose de kitsch. Un spectacle qui, certes, a ravi la foule, mais qui souffrait cruellement de direction artistique, de fil conducteur, tant le tout ressemblait à un salmigondis, un trop-plein de tout.
Capital Cities en ouverture
C'est le groupe californien Capital Cities qui a assuré l'ouverture du spectacle de Katy Perry. Ryan Merchant, Sebu Simonian et leurs musiciens ont rapidement su imposer le ton, invitant d'emblée les spectateurs à danser sur leurs rythmes électro-pop ponctués de notes de cuivres.
Lorsqu'ils ont entonné Holiday de Madonna, il n'en fallait pas plus pour que toute la foule, conquise, se lève. C'est avec leur succès Safe and Sound que l'ambiance fut à son paroxysme, les spectateurs éclairant l'amphithéâtre avec leur téléphone en mode «lampe de poche».