Le moral d'Erik Karlsson est excellent, quelques jours après avoir perdu la finale olympique face au Canada.

Karlsson sera comme chez lui à Sotchi

Pour sa première expérience olympique, Erik Karlsson aura droit au même soutien qu'à ses premiers coups de patin dans la Ligue nationale de hockey.
Daniel Alfredsson l'a hébergé chez lui pendant quelques mois, en 2009, quand il n'était qu'une recrue de 19 ans.
À Sotchi, le bon vieux Alfie sera de nouveau là pour l'épauler, sur la patinoire comme à l'extérieur.
«Quand les dirigeants de la Fédération suédoise ont dévoilé leur formation pour les Jeux, Alfie m'a envoyé un texto. Il me demandait si je voulais être son co-chambreur au village des athlètes. Je l'avais déjà battu de vitesse. Sans même le consulter, j'avais demandé aux responsables de nous placer dans la même chambre», raconte le jeune quart-arrière des Sénateurs d'Ottawa.
Karlsson n'est pas le type le plus émotif. Pourtant, on sent que la perspective de retrouver son mentor pendant quelques semaines le touche.
«Je ne peux pas le nier, ça va être très agréable. Je n'ai pas eu la chance de passer beaucoup de temps avec lui au cours des derniers mois», dit-il.
«Alfie aurait facilement pu accrocher ses patins l'été dernier. Il avait de bonnes raisons de poursuivre. D'abord, il se sentait bien. Il était en santé. Je sais que la possibilité de retourner aux Jeux lui a servi de facteur de motivation supplémentaire. Quand les entraîneurs suédois lui ont demandé comment il se sentait, il leur a répondu qu'il se sentait d'attaque. Il a beaucoup joué cette saison à Détroit. Il a suffisamment joué pour prouver hors de tout doute qu'il demeure un joueur d'élite.»
«Je regarde notre formation pour Sotchi... Nous avons un groupe assez hétéroclite, mais je trouve que la jeunesse occupe beaucoup de place. C'est pourquoi l'expérience d'Alfie nous sera très utile.»
Avec Ekman-Larsson
Sur la patinoire, Karlsson aura la chance de passer beaucoup de temps avec un autre bon ami.
Il faudra attendre le premier match de la Suède pour connaître la composition des trios, mais il est assez facile de deviner les intentions de l'entraîneur-chef Per Marts en défensive.
Il ne voudra sans doute pas séparer Niklas Kronwall et Jonathan Ericsson, qui forment un duo très efficace dans la LNH, à Détroit. Il ne serait pas plus brillant de séparer Niklas Hjalmarsson et Johnny Oduya, qui sont coéquipiers et partenaires chez les Blackhawks de Chicago.
En respectant cette logique, le partenaire de Karlsson sera l'excellent Oliver Ekman-Larsson, des Coyotes de Phoenix.
«C'est une bonne chose parce que je le connais plutôt bien, indique Karlsson. Nous passons nos étés dans la même région et nous avons quelques amis en commun. Nous avons à peu près le même âge. Nous avons beaucoup de plaisir ensemble. C'est un très bon gars.»
La complicité hors-glace est présente. Sur la patinoire, il faudra la construire.
Karlsson se souvient d'avoir affronté Ekman-Larsson à plusieurs occasions durant sa jeunesse, mais il n'a jamais eu la chance de porter le même maillot que lui pendant une période prolongée. «Je ne crois pas avoir déjà eu l'occasion de former un duo avec lui dans le programme de l'équipe nationale», reconnaît-il.
«Cela dit, je ne vois pas pourquoi ça ne cliquerait pas entre nous. Nous sommes deux très bons patineurs. Nous aimons tous les deux contrôler la rondelle. Nous sommes très bien capables de relever tous les défis qui nous attendent à Sotchi.»