Erik Karlsson et Daniel Alfredsson vont à nouveau revêtir le même uniforme le mois prochain à Sotchi.

Karlsson et Alfredsson à nouveau réunis

Erik Karlsson aura de nouveau la chance d'évoluer avec son mentor Daniel Alfredsson. Les deux grands amis feront partie de la puissante formation suédoise aux Jeux de Sotchi.
Il paraît que Karlsson est enchanté. Ce sont ses coéquipiers qui nous l'ont dit, hier après-midi, au terme de la séance d'entraînement des Sénateurs à Denver.
Sans offrir d'explications, le principal intéressé a refusé de s'adresser directement aux journalistes. Il semble d'ailleurs avoir pris la résolution de limiter au strict minimum ses contacts avec les représentants des médias. Depuis le début du mois de janvier, il refuse pratiquement en bloc les demandes d'entrevue.
Un rêve d'enfance
Par l'entremise d'un employé de la Direction des communications, il a fait savoir qu'il réalisera un rêve d'enfance lorsqu'il enfilera le maillot bleu et jaune en Russie.
Il estime que les Suédois feront partie des «cinq ou six» équipes qui auront de bonnes chances de grimper sur la plus haute marche du podium. Il se croise les doigts en espérant éviter les blessures dans les 15 matches qu'il lui reste à jouer dans la LNH avant son départ pour l'Europe.
Dans son premier match du tournoi, le 12 février, la Suède affrontera la République tchèque.
Karlsson aura donc la chance de croiser, d'entrée de jeu, son coéquipier chez les Sénateurs Milan Michalek.
L'ailier de 29 ans a reçu lundi la confirmation qu'il participerait à ses deuxièmes Jeux. En réalité, il était au courant depuis quelques jours. L'entraîneur-chef Alois Hadamczik lui avait passé un petit coup de fil pour lui faire part de ce petit secret.
«Nous nous connaissons plutôt bien. Nous avons travaillé ensemble lors de quelques championnats du monde. Il dirigeait notre équipe lors des Jeux de Vancouver. Il sait ce que je suis capable de faire sur les grandes patinoires», confie-t-il.
Michalek s'estime quand même chanceux d'obtenir cette nouvelle occasion, étant donné qu'il n'a pas connu la meilleure première moitié de saison de sa carrière. Hadamczik n'a pas eu peur de lever le nez sur certaines vedettes de la LNH comme Martin Havlat et Jiri Hudler. Il a préféré se tourner vers des joueurs qui brûlent des circuits européens de calibre inférieur, comme le vétéran de 42 ans Petr Nedved.
«Nous ne serons pas considérés parmi les clubs favoris pour monter sur le podium. Nous devons quand même croire en nos chances parce que dans un tournoi comme ça, tout est possible», pense Michalek.
Avec seulement deux représentants à Sotchi, les Sénateurs vivront un creux historique. Dans les quatre éditions précédentes des Jeux d'hiver, depuis l'entrée en scène des hockeyeurs professionnels, ils avaient toujours envoyé au moins cinq membres de leur organisation.
Paul MacLean a tenu à féliciter Karlsson et Michalek, hier. Du même souffle, il a passé un message à tous les autres. La fin de saison s'annonce difficile. Sept ou huit équipes pourraient se battre pour obtenir une des deux dernières places en séries dans l'Association Est.
«J'espère que ceux qui n'iront pas aux Jeux prendront le temps de bien se reposer», dit-il.
Sstlaurent@ledroit.com