Jean-Yves Guindon expose une variété d'oeuvres chez lui à Saint-André-Avellin, jusqu'à dimanche.

Jean-Yves Guindon s'expose pour une 25e année

L'aquarelliste de renom, Jean-Yves Guindon, tient jusqu'à dimanche sa 25e exposition annuelle champêtre à l'intérieur de son site enchanteur érigé aux abords de la route 321, à Saint-André-Avellin. L'artiste de la Petite-Nation, qui cumule 30 ans de carrière derrière le pinceau, est loin d'avoir peint son dernier trait. LeDroit l'a rencontré chez lui.
D'entrée de jeu, une chose est certaine, après plus de 4000 oeuvres et 30 ans d'aquarelle à temps plein, la retraite n'est pas une option envisagée par Jean-Yves Guindon. «Je vais mourir en faisant mon dernier tableau, c'est officiel. C'est en moi», lance l'artiste aux 65 bougies.
Ce dernier tient ouvertes les portes de sa demeure depuis samedi dans le cadre de son rendez-vous annuel avec le public. Entre les différentes commandes qui lui sont adressées - il a notamment été choisi pour réaliser l'oeuvre des Jeux de la francophonie canadienne, qui se sont terminés hier à Gatineau -, Guindon travaille en fonction de son exposition pendant toute l'année. Au menu de cette 25e mouture champêtre, il y a de la variété à profusion. Une cinquantaine d'oeuvres «classiques» créées l'hiver passé. Une vingtaine de toiles de la collection 2013. Et au final, un peu plus de 70 nouvelles productions qui cadrent dans les nouvelles tendances de l'artiste: un style plus personnel, plus axé sur l'imaginaire. La signature «Guindon» demeure toutefois bien présente.
«Il y a des voyages que j'ai faits à Paris ou Amsterdam. Mes références ne sont pas les mêmes. Je m'arrête parfois et j'imagine des tableaux. Je pars sur une autre façon de faire. J'y vais plus de mémoire. J'utilise aussi des produits que je n'utilisais pas avant», note l'artiste, à propos de l'évolution de sa démarche. Une démarche davantage «élémentaire» qu'«alimentaire», selon ses dires.
Depuis qu'il a mérité un doctorat honoris causa de l'Université du Québec en Outaouais, en 2012, il faut dire que le maître de l'aquarelle se met moins de pression. Il se sent à l'aise et en mesure de sortir de sa zone de confort. Il explore de nouveaux horizons. «Ce doctorat a fait une grande différence dans la perception de mon art. C'est un peu comme si c'était la preuve que j'avais passé mes tests. Je me permets de nouvelles choses. C'est comme si je n'avais plus rien à prouver», dit-il.
Lancement de livre
Véritable machine à peindre - il concocte de quatre à six oeuvres par semaine -, Guindon voulait faire un petit quelque chose de plus pour cette 25e expo extérieure qui attire des milliers de curieux annuellement. À compter de 14h, mercredi, il peindra devant le public présent à l'exposition.
Jeudi, toujours à 14h, le livre collectif 1966-1970 John et ses Alliés et les Excommuniés, publié aux éditions Guy Bélisle, sera dévoilé en direct de sa galerie. Il est coauteur du manuscrit avec 23 autres amis. Une petite brique de 100 pages garnie d'histoires de jeunesses et de photos de l'époque. Jean-Yves Guindon avait lancé deux groupes jeunesse dans les années 60. La genèse du livre permet au lecteur de replonger dans cet espace-temps.
«Nous organisions des réunions et des voyages. Nous avions des comités de journaux et on dessinait. Nous étions une cinquantaine et on se réunissait une fois par deux semaines pour composer des chansons. Ce livre raconte nos expériences de jeunesse quand nous avions 16, 17, 18 ans... C'était une période d'effervescence au niveau de la créativité», raconte l'aquarelliste.
L'exposition champêtre de Jean-Yves Guindon se déroule jusqu'à dimanche, de 11h à 17h, sur la propriété de l'artiste située au 1072, route 321 nord, à Saint-André-Avellin.
Bsabourin@ledroit.com