Jean du pays

Si Gilles Vigneault avait grandi à Alfred plutôt que dans son lointain Natashquan, peut-être aurait-il été tenté d'adapter son hymne pour en faire, à l'occasion, un Jean du pays... à la santé de Jean Poirier bien sûr!
Ancien député de Prescott-Russell à Queen's Park, élu avec une majorité inouïe de 76 % des votes en 1987, ex-président de l'ACFO de Prescott-Russell et de l'ACFO provinciale, militant de toutes les causes francophones, bénévole qui n'a jamais compté les heures, M. Poirier a reçu en fin de semaine le prix Richelieu fondateur Albert-Boyer pour avoir fait de la francophonie ontarienne l'oeuvre de sa vie.
Rarement un honneur aura-t-il été tant mérité. Sa loyauté envers la langue et la culture française - dans sa région, en Ontario, au pays et sur la scène mondiale - n'a jamais souffert de compromis. Si certains ont pu parfois trouver son franc-parler incommodant, il n'en était pas moins essentiel.
En temps de crise, face aux grands défis, quand il faut combattre, c'est un Jean Poirier qu'on veut au front. Et il nous a fait honneur depuis 40 ans. À l'aube de sa retraite, il a pleinement droit aux éloges des siens, et au repos du guerrier. Puisse son exemple servir à ses successeurs.