Jacques Émond a été fait chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres de France, hier soir, tout comme Estelle Desfossés.

Jacques Émond, le chevalier du jazz

Une matinée comme une autre pour Jacques Émond ? Pas tout à fait. On cogne à la porte de sa maison de la Basse-Ville d'Ottawa. Un monsieur lui tend une enveloppe brune avant de se présenter. Il est un représentant de l'Ambassade de France.
« J'ouvre l'enveloppe et j'y découvre plein de papiers, dont un très important. »
Le papier en question est un parchemin signé de la main du ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mittérand, et sur lequel il apprend la grande nouvelle : il a été fait chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres de France. Il a reçu l'insigne honneur, hier soir, à l'Ambassade de France, avec Estelle Desfossés, présidente du Salon du livre de l'Outaouais pendant plusieurs années.
« Je me demandais bien qui cognait à la porte, cette journée-là. Je ne m'y attendais pas », dit-il.
Sa candidature a été soumise par le Festival international de jazz d'Ottawa et sa directrice générale Catherine O'Grady. « J'en suis certain », a admis Jacques Émond.
Il a quitté le FIJO en 2010, après une carrière de 30 ans, où il a tout fait. Il a été bénévole et il a même fait le ménage du parc en fin de soirée. Il a surtout été directeur artistique pendant de nombreuses années.
De là, son entrée à l'Ordre des Arts et des Lettres. Et c'est normal. Au fil des ans, il a présenté plusieurs artistes français, dont l'accordéoniste Richard Galliano, les contrebassistes Renaud Garcia-Fons et François Moutin, le pianiste Jean-Michel Pilc et le Grand orchestre de Paris. De quoi assurer le rayonnement des têtes d'affiche du jazz en France.
Plus de détails dans LeDroit du 29 février ou sur ledroitsurmonordi.ca