La robustesse sera l'un des éléments présent lors des matches éliminatoires entre l'Intrépide et les Riverains.

Intrépide: une vieille rivalité à dépoussiérer

L'Intrépide de Gatineau contre les Riverains du Collège Charles-Lemoyne en séries éliminatoires. Fut un temps où cette phrase aurait fait saliver bien des amateurs de hockey.
Fut un temps où ces deux clubs de la Ligue de développement midget AAA ne s'aimaient pas beaucoup.
Il y aura donc une vieille rivalité à dépoussiérer, dans les prochains jours. L'Intrépide affrontera les Riverains dans la première ronde des séries éliminatoires, à compter de jeudi.
« Ça fait longtemps, reconnaît l'entraîneur-chef gatinois, Martin Lafleur, avec un très léger sourire en coin. Ça fait longtemps, mais je m'en souviens très bien. Au début des années 2000, il y avait une très belle rivalité entre les deux organisations. Pourquoi ne pas ramener ça en 2017 ? »
Sur papier, les Riverains devraient avoir l'avantage cette année.
Les représentants de la Montérégie ont remporté le championnat de la division Tacks, avec une fiche de 25 victoires contre 15 défaites.
Les joueurs de l'Outaouais, en revanche, ont remporté seulement 13 de leurs 40 parties en saison régulière.
Il importe cependant de rappeler que l'année a très mal débuté. L'Intrépide a perdu ses 11 premiers matches du calendrier régulier.
Par la suite, il a presque joué pour ,500.
Le hasard a voulu que les Riverains visitent le Complexe Branchaud-Brière, dimanche, au tout dernier jour de la saison régulière. Ils ont signé une victoire de 4-3.
« Déjà, en début de saison, on nous avait dit qu'ils formeraient une des bonnes équipes de la ligue. C'était vrai. Ils ont eu beaucoup d'offensive. Ils ont reçu un beau cadeau aux Fêtes. Jérémy Laframboise, un attaquant qui avait entrepris la saison dans la LHJMQ, s'est joint à eux pour la deuxième portion de la saison », reconnaît Lafleur.
« Par contre, nous avons prouvé ce week-end que nous sommes capables de jouer contre eux. »
L'Intrépide a effectivement pris les devants à deux occasions dans la partie. Les attaquants Nicolas Sauvé et Xavier Simoneau ont marqué de gros buts qui ont mis de la pression sur les visiteurs.
Gatineau n'a toutefois pas su profiter de ses nombreuses supériorités numériques. Les Riverains ont réussi à prendre le contrôle du match en marquant deux buts, rapidement, au début de la troisième période.
Le meilleur buteur de l'Intrépide, Tristan Belliveau, a inscrit son 21e et dernier filet de la saison en toute fin de match. Il était trop tard.
« On aurait pu se montrer plus opportunistes lors de nos avantages numériques. Je me souviens bien de quelques rondelles libres autour du filet adverse. À quelques occasions, ce fut une question de pouces ou de secondes. Nous n'avons pas réussi à mettre la main dessus », explique Lafleur.
Il y a eu plusieurs pénalités, certes. Un avant-goût d'une série qui sera chaudement disputée ?
L'entraîneur-chef des Riverains, Guillaume Latendresse, refuse de s'emballer.
Il estime que ses joueurs ont simplement eu du mal à contrôler leurs émotions dans un match qu'ils devaient absolument gagner pour gagner le championnat de leur division.
« Comme j'ai dit aux arbitres, ça fait partie de la game. Quand tu contrôles moins tes émotions, tu prends des punitions. Nos punitions, aujourd'hui, nous les avons méritées. C'est à nous de mieux contrôler. C'est une bonne leçon à retenir juste avant le début des séries », dit l'ancien joueur du Canadien de Montréal et des Sénateurs d'Ottawa.
Dans un match robuste, certains joueurs gatinois ont été ébranlés. Simoneau a semblé ébranlé par une rude mise en échec. Plus tard, le capitaine Alexandre Gagnon a pris le chemin du vestiaire après avoir reçu un coup de bâton.
« Simoneau a pu revenir au jeu. Le cas de Gagnon nous préoccupe davantage », reconnaît Lafleur.
La première ronde des séries, en format trois de cinq, devrait prendre son envol jeudi, au Sportium de Sainte-Catherine. Le match numéro deux serait présenté sur la même patinoire, 24 heures plus tard.
Un autre revers à domicile pour les 67's
Décidément, les 67's d'Ottawa ne sont pas à l'aise à l'aréna de la Place TD.
Le club junior majeur ottavien avait une opportunité unique, alors que la saison tire à sa fin dans la LHOntario. Il avait la chance de jouer sept parties consécutives à la maison.
Cette séquence cruciale a pris fin dimanche dans la défaite. Les 67's ont été battus 7-5 par les Wolves de Sudbury.
Le bilan de cette séquence n'est vraiment pas reluisant. Les joueurs de Jeff Brown ont signé seulement deux victoires en sept parties.
Leur jeune défensive a été rudement mise à l'épreuve, allouant pas moins de 42 buts.
Les 67's s'accrochent toujours au huitième rang dans l'Association Est. Leur priorité sur les détenteurs du neuvième rang, le Battalion de North Bay, n'est plus que de trois points.
L'entraîneur-chef et directeur général Jeff Brown, s'arrache les cheveux. Il parvient mal à s'expliquer le dernier revers. « Par moments, nous avons complètement dominé ce match, a-t-il déclaré. Nous avons réussi à nous installer dans le fond de leur territoire pour faire bien circuler la rondelle, mais nous n'avons pas pu en profiter pour marquer. Par la suite, quand nos joueurs ont commencé à tricher, tout a rapidement basculé. »
David Pearce, Artur Tyanulin, Ben Evans, Travis Barron et Patrick White ont marqué les buts d'Ottawa dans la défaite.
L'espoir du Wild du Minnesota Dmitry Sokolov a été l'étoile de cette partie. Il a marqué deux buts et récolté une mention d'aide pour les Wolves.
Le gardien franco-ontarien des 67's, Olivier Lafrenière, a laissé passer sept des 38 tirs dirigés vers lui.