United Airlines a expliqué avoir demandé à des volontaires de céder leurs sièges sur un vol dimanche soir en partance de Chicago pour Louisville pour cause de sur-réservations. Faute de volontaires, la compagnie a désigné des passagers d'office.

Indignation après l'expulsion d'un passager par United Airlines

PÉKIN - «Racisme», «discrimination», «honte»... : les internautes exprimaient leur indignation mardi en Chine après le débarquement musclé aux États-Unis d'un passager d'origine chinoise, qui refusait de sortir d'un vol surbooké de la compagnie United Airlines.
Des vidéos mises en ligne par d'autres passagers présents dans l'avion montrent des policiers arrachant un homme de son siège, puis le traînant au sol jusqu'à la sortie. Le voyageur expulsé y apparaît le visage en sang et les lunettes tordues.
United Airlines a expliqué avoir demandé à des volontaires de céder leurs sièges sur un vol dimanche soir en partance de Chicago pour Louisville, pour cause de surréservations. Faute de volontaires, la compagnie a désigné des passagers d'office.
«Je m'excuse d'avoir dû replacer ces clients ailleurs», a déclaré le PDG Oscar Munoz, dans un communiqué publié sur le site de la compagnie lundi, sans présenter d'excuses spécifiques pour l'expulsion musclée.
L'incident a suscité un flux énorme de 60 000 commentaires en Chine sur Weibo, un réseau social de type Twitter. Le sujet comptabilisait plus de 120 millions de vues mardi après-midi. «Il faut que l'entreprise s'explique sur ces tendances racistes», estimait un utilisateur.
«Il y a une longue histoire de discrimination contre les Asiatiques» aux États-Unis, renchérissait un second. «On n'a pas à accepter d'engraisser des gens qui vous méprisent.»
United Airlines se présente comme la compagnie qui propose le plus grand nombre de vols directs vers le plus grand nombre de villes chinoises, selon son site internet.
«Ce qu'ils ont fait est honteux. La diaspora chinoise doit boycotter United Airlines!», suggérait un commentateur.
«Peu importe que le passager soit d'origine chinoise ou pas», soulignait un autre. «Il est choquant que quelqu'un qui a payé son billet soit traité comme un prisonnier.»