Depuis son annonce d'un budget hâtif, les engagements du gouvernement Wynne se succèdent à un rythme effréné. Environnement. Pensions. Vin. Tout y passe.

In vino veritas

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / À la rentrée d'hiver à l'Assemblée législative de l'Ontario s'est greffée l'annonce - assez étonnante - d'un budget hâtif qui sera déposé pour une rare fois avant la fin février.
Et depuis, les engagements du gouvernement se succèdent à un rythme effréné. Environnement. Pensions. Vin. Tout y passe.
Les libéraux à Queen's Park avaient pourtant pris l'habitude de déposer leurs budgets plus tard au printemps, se donnant à chaque exercice le temps de vulgariser une à une leurs priorités.
Il y avait toujours quelques surprises, çà et là.
Mais dans l'ensemble, on savait à quoi s'attendre.
Cette année, ça déboule. La première ministre Kathleen Wynne dit qu'il vaut mieux se donner un plan de match plus tôt que tard, alors que l'économie mondiale demeure fragile. N'était-ce pas vrai l'an dernier aussi? Et l'autre année avant? La rapidité avec laquelle le clan Wynne semble avoir assemblé son budget 2016 laisse aussi planer un doute sur la pertinence des consultations publiques qui ont eu lieu aux quatre coins de l'Ontario, il y a quelques semaines à peine.
Les argentiers de la province ont-ils vraiment eu le temps de décanter toutes les suggestions qu'ils ont reçues pour donner suite aux meilleures d'entre elles?
Évidemment, il n'en fallait pas plus pour que l'opposition à Queen's Park accuse les libéraux d'entretenir un agenda caché et de profiter ​de ce budget-éclair du 25 février pour en passer une petite vite aux contribuables. C'est de bonne guerre. Il faut en prendre et en laisser.
Mais il y a quand même un élément dans le discours des partis du côté gauche de la Législature qui porte à réflexion.
L'auteur est producteur et premier rédacteur d'#ONfr. Retrouvez son équipe sur le web au tfo.org/onfr et sur les ondes de TFO les jeudis à 20h50.