Le libéral John McCallum a promis un changement d'approche à l'égard des immigrants par rapport au gouvernement conservateur.

Immigration: les libéraux veulent mettre fin à «la baboune»

Les libéraux promettent d'accueillir les immigrants avec le sourire plutôt que «la baboune», et proposent de doubler le budget dans le but d'embaucher plus de fonctionnaires au ministère de l'Immigration.
Lors d'un point de presse vendredi à Gatineau, le candidat vedette et ancien ministre du Revenu et de la Défense nationale, John McCallum, accompagnait cinq autres députés libéraux de la région de Gatineau et d'Ottawa pour faire part des intentions du parti dans le dossier de l'immigration, un enjeu important de cette campagne électorale.
Tout en disant vouloir travailler avec le Québec, M. MacCallum a promis un changement d'approche à l'égard des immigrants par rapport au gouvernement conservateur. 
«Nous allons accueillir les nouveaux arrivants avec le sourire et non la baboune, tant pour la réunification des familles, les réfugiés que les nouveaux arrivants», a expliqué le député McCallum.
Plus d'argent, plus de fonctionnaires
Avant Stephen Harper, les premiers ministres canadiens ont toujours été ouverts aux immigrants. «Nous entendons chaque jour des gens dire qu'ils doivent attendre plusieurs années avant de pouvoir réunir leur famille. Nous allons changer cela en doublant le budget de l'immigration, de 50 à 100 millions $. Une bonne partie de cet argent ira à l'embauche de nouveaux fonctionnaires», a indiqué M. McCallum.
Le candidat libéral dans Hull-Aylmer a indiqué que la reconnaissance des compétences des nouveaux arrivants serait un dossier qu'il s'engageait à suivre de près une fois élu.
Sur la question de l'immigration francophone, le député Mauril Bélanger a dit qu'un gouvernement libéral travaillerait avec les provinces, comme l'Ontario et le Nouveau-Brunswick, afin qu'elles puissent atteindre leur cible d'immigration francophone. 
Parmi les autres mesures proposées, les libéraux veulent mettre fin à l'attente de deux ans avant qu'un conjoint puisse venir s'établir au Canada, et accorderaient plus de points à une demande lorsqu'un membre de la famille est déjà au pays.
Sur la crise syrienne, les libéraux s'engagent à accueillir 25 000 réfugiés. «Ce n'est pas un nombre très élevé, si on compare avec l'Allemagne par exemple, qui en reçoit des centaines de milliers. Mais rappelons-nous qu'en 1956, le Canada, qui était un bien plus petit pays, avait accueilli alors 56 000 réfugiés de la Hongrie» a mentionné M. McCallum.
Sur la sécurité des immigrants, les libéraux disent que cette question doit être prise en considération, mais il ne faut pas qu'elle soit un «prétexte» pour faire attendre les réfugiés pendant deux ou trois ans.