Homeland, de Hindi Zahra

Cinq ans après Handmade, Hindi Zahra propose un deuxième «couscous musical», mitonné avec plus de maturité, de poésie et de douceur. Les épices sont là: percussions africaines, guitares espagnoles, flûtes, piano, basse et claviers, entre autres.
Fidèle à la peintre qu'elle est aussi, l'auteure-compositrice-interprète superpose son timbre unique sur les textures musicales de ses influences: son blues se teinte d'envoûtants rythmes moyen-orientaux; son jazz se fait chaloupant à souhait; Any Story flirte avec un côté pop évanescent. Ici, trompettes et mandolines aux accents andalous dialoguent avec guitare électrique et batterie (Un jour, seul titre en français). Là, violons, alto et violoncelle bercent les âmes brisées (Broken Ones).
La Franco-Marocaine évoque son métissage en s'enracinant dans un pays: celui du sentiment amoureux. Si elle chante surtout en anglais, Hindi Zahra signe quand même, en plus d'Un jour, deux textes en langue berbère (prenants La Luna et Cabo Verde).