Harley-David O'Reilly montre une fiche de 31 gains en 41 présences chez les amateurs.

Harley-David O'Reilly devient champion canadien

Quand l'arbitre a levé son bras afin de le déclarer nouveau champion canadien, Harley-David O'Reilly a été incapable de contenir ses émotions.
« Je suis devenu hystérique. Puis j'ai pointé ma femme et je lui ai dit que je l'aime », relate le boxeur de Gatineau, le nouveau roi au pays chez les 81 kg. Le droitier âgé de 28 ans a gagné l'or aux championnats canadiens, défaisant en finale le favori Petru Bolun, des Territoires du Nord-Ouest, par décision unanime des juges.
« Il n'y a pas plus heureux que moi. Ça représentait l'aboutissement de cinq années de travail. »
Surtout, c'était le point d'exclamation sur une saison de rêve qui a commencé par sa conquête aux Gants dorés en octobre. Puis il a remporté le Défi des champions à la fin de l'hiver.
« C'est ma plus longue séquence de victoire. J'ai gagné mes neuf derniers combats », souligne-t-il fièrement.
O'Reilly montre une fiche de 31 gains en 41 présences dans le ring chez les amateurs.
Aux championnats canadiens qui étaient disputés à Québec, il a dû se débarrasser de trois adversaires pour mettre la main sur la couronne. « J'étais stressé à mon premier combat », a-t-il avoué en parlant de cet affrontement contre Valentyn Vanchuliak, de la Saskatchewan.
Samedi avant la finale, c'était tout le contraire. Il était en contrôle.
« J'étais motivé. Je savais que toute ma famille était sur place. Il y a une vingtaine de personnes qui a fait le voyage... ma mère, des cousins et des amis d'enfance. »
Harley-David O'Reilly a multiplié les photos après sa conquête. Certaines avec son entraîneur au club Final Round, Éric Bélanger. D'autres avec Sabrina Boily qui partage sa vie avec lui depuis
10 ans.
« Nous sommes fiancés depuis deux ans. Tous les moments ces dernières années où je voulais arrêter de boxer après avoir perdu, elle me remettait sur le droit chemin. Elle me rappelait que c'était juste un combat. Sans elle, ça n'aurait pas été possible. C'est ma plus grande supportrice. » O'Reilly avait aussi une pensée pour son préparateur physique Elie Joseph Maroun, du centre Olympus Athlétique à Gatineau. « Sans tout ce monde, je n'aurais pas gagné trois tournois majeurs consécutifs », souligne-t-il.
Son titre de champion canadien lui permet d'accéder à l'équipe nationale. Il piaffait d'impatience de recevoir ses vêtements aux couleurs de la formation.
Aussi, il aura droit maintenant à une aide financière de Sport Canada
« Maintenant, je veux dominer la scène internationale », lance-t-il à un certain moment durant l'entrevue.