Guy Turcotte a comparu jeudi, menottes aux poignets, au palais de justice de Saint-Jérôme. En 2014, il devra subir un deuxième procès où il devra de nouveau répondre à des accusations de meurtres prémédités à l'endroit de ses enfants. En attendant, il devra rester derrière les barreaux.

Guy Turcotte veut faire appel à la Cour supême

L'avocat de Guy Turcotte, Pierre Poupart, a annoncé vendredi son intention d'en appeler devant la Cour suprême du Canada de la décision de la Cour d'appel du Québec d'ordonner la tenue d'un nouveau procès pour son client.
Cette requête doit être déposée au plus tard samedi.
La cause de Guy Turcotte, qui avait été jugé non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants, était de retour au Palais de justice de Saint-Jérôme, ce vendredi matin, afin de déterminer la date du nouveau procès.
Malgré ce nouveau rebondissement dans le dossier Turcotte, le procureur de la Couronne, René Verret, a tenté d'obtenir une date pour le procès. Mais le juge Marc David, celui-là même dont la décision a été renversée, a reporté la cause au 4 avril afin d'attendre la décision du plus haut tribunal du pays.
Guy Turcotte, qui n'était pas présent en cour, va demeurer détenu et on ne sait pas encore s'il demandera une remise en liberté provisoire.
La Cour d'appel a imposé à l'ancien cardiologue de l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme de subir un nouveau procès afin de répondre de deux accusations de meurtre prémédité.
Il a brièvement comparu en novembre dernier, en Cour du Québec, devant le juge Michel A. Caron. Il est resté derrière les barreaux en attendant son retour devant le tribunal, cette fois devant la Cour supérieure.
Le 13 novembre dernier, la Cour d'appel du Québec a annulé le verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux rendu le 5 juillet 2011 et ordonné que l'ancien médecin subisse un nouveau procès pour les meurtres de ses enfants.
Guy Turcotte avait avoué avoir assassiné son fils de cinq ans et sa fille de trois ans, Olivier et Anne-Sophie, le 21 février 2009, dans sa résidence des Laurentides. Il avait toutefois plaidé avec succès les troubles mentaux lors de son procès.
L'ex-cardiologue avait ensuite été traité à l'Institut Philippe-Pinel, à Montréal, avant de retrouver sa liberté, en décembre 2012.