Grenadine

D'abord violoniste, Julie Brunet a notamment accompagné Coeur de Pirate et Monogrenade en tournée et en studio. Peut-être aurait-elle dû s'en tenir à l'archet, tant son premier album déçoit : ce Grenadine couleur menthe-à-l'eau se délaie comme un succédané musical de Béatrice Martin, en plus sirupeux. Attention à l'indigestion...
Un maniérisme dans la voix comme un chat dans la gorge, le timbre faussement naïf, sa pop onirique de jeune fille en fleur ne passe pas. La participation de Jérôme Minière à la réalisation et aux arrangements n'arrange même rien à l'affaire.
Les textes se noient dans des rimes faciles, mais rassurons-nous, Julie Brunet en a pleinement conscience - « tu ris de ma prose, pas géniale j'en conviens », chante-t-elle dans un élan de lucidité sur Amours microscopiques. Il manque cruellement de mélodies fortes pour rompre la langueur mélancolique qui s'installe peu à peu et nous mène vers un état semi-comateux.
Passez votre tour.