Les candidats péquistes de l'Outaouais, dont le Dr Gilles Aubé (Hull), ont annoncé leur grande priorité: la santé. Un «rattrapage» financier est inévitable, croient-ils.

Gilles Aubé tente sa chance une 4e fois

La quatrième fois sera la bonne, selon le candidat péquiste dans Hull, Gilles Aubé, qui tente de déloger la députée libérale Maryse Gaudreault depuis mai 2008. Convaincu de sa victoire le 7 avril, le médecin soutient qu'il n'a jamais songé à se présenter dans une autre circonscription plus favorable au Parti québécois.
«Je suis de Hull. Ma famille, mes amis et les gens que j'ai traités sont ici. C'est mon milieu naturel, alors je suis très à l'aise de recommencer à travailler», a-t-il lancé lundi, après le dépôt de sa candidature.
Prétextant que le coup d'envoi de sa campagne sera donné ce soir, M. Aubé n'a pas voulu s'avancer concrètement sur des engagements électoraux, même si ses adversaires libéraux ont promis la semaine dernière de financer le projet d'école satellite de médecine.
«Pour l'instant, le projet n'est pas à sa maturité complète. Il faut un consensus de plusieurs acteurs. Ce projet, on va le défendre de toutes nos forces, mais pour l'instant, ne peut pas garantir le financement», a-t-il indiqué, ajoutant que le dossier a beaucoup progressé pendant les 18 mois de règne péquiste.
L'accès à un médecin de famille, la diversification économique et l'amélioration de l'offre de programmes d'éducation supérieure sont parmi les autres thèmes importants, selon lui.
«C'est au niveau politique que c'est bloqué en Outaouais, pas au niveau de la volonté des gens sur le terrain. (...) Je veux qu'il y ait une voix forte à Québec. J'ai l'impression que les libéraux sont assis sur leur sécurité depuis trop longtemps. Ils sont élus sans faire d'efforts, ne livrent pas la marchandise», déplore-t-il.
Travaillant quotidiennement à l'hôpital, le médecin de famille est en faveur de l'application de la Charte de la laïcité, qui prohiberait le port de signes religieux pour les médecins, infirmières et autres travailleurs de la santé.
«Ce sera un avancement pour le Québec. On a besoin de bien accueillir nos immigrants et d'avoir des règles du jeu claires. Elles sont très simples à comprendre: dans la vie privée, les gens peuvent porter les signes ostentatoires qu'ils veulent, pratiquer leur foi comme ils veulent, mais dans la vie publique, on doit présenter une image neutre et égalitaire», dit-il.
De mieux en mieux
Lors de la dernière élection générale, la libérale Maryse Gaudreault avait récolté 39% des voix dans Hull, alors que son rival péquiste avait terminé la course avec 32%. «Chaque élection, notre score est meilleur. À la dernière campagne, les libéraux n'ont même pas atteint la barre des 40%, ce n'est pas très bon pour eux», affirme M. Aubé.