Alex Harvey a raté le podium par trois secondes.

Gatineau, un arrêt de choix pour les fondeurs d'élite

Les cinq skieurs de fond de l'équipe canadienne ne sont pas nés en Outaouais. Ils n'ont pas défendu non plus les couleurs d'un club local.
Mais leur parcours respectif vers les Jeux olympiques les a amenés dans la région ces dernières années. Une raison de plus de suivre attentivement les courses de Jesse Cockney, Graeme Killick, Emily Nishikawa, Ivan Babikov et Alex Harvey en sol russe.
Les trois premiers ont gagné tour à tour les championnats de l'Est du Canada présentés sur les sentiers du club Nakkertok, à Cantley.
Cockney a remporté l'or l'an dernier. Il est le fils d'un sculpteur inuit de l'ouest du pays.
Killick l'avait imité en 2012. L'hiver précédent, Nishikawa, née d'une mère allemande et d'un père japonais à Whitehorse, avait retenu l'attention en remportant les grands honneurs chez les femmes pendant que son frère Graham en faisait de même chez les hommes.
Quant à Babikov, il avait été le skieur le plus rapide sur les 53km de la Gatineau Loppet en 2008.
Et Harvey dans tout cela?
Il a participé à deux reprises à des camps d'entraînement d'été dans le parc de la Gatineau. Il a aussi pris le départ de la Loppet en 2003.
«Alex était venu avec son père et toute sa famille. Il a fini dans le top 10 au 5km classique et le 10km libre. Il était beaucoup plus jeune à l'époque», rappelle Yan Michaud, président de la Gatineau Loppet.
Ce dernier souligne que la région attire année après année des athlètes de haut niveau à ses différentes compétitions. Il fait valoir que les stades de ski de Nakkertok et Skinouk respectent les normes de la Fédération internationale de ski (FIS).
C'est sans compter l'armée de bénévoles qualifiés à la disposition des clubs de l'Outaouais.
«Ce ne sont pas des mononcles ou des matantes qui décident tout d'un coup d'organiser une course. Tout ce monde est certifié. Ça ajoute du prestige aux événements», note Michaud, qui rappelle que l'avenir s'annonce prometteur dans la capitale.
Quatre skieurs des clubs Nakkertok et Skinouk, Patrick et Katherine Stewart-Jones de même que Sophie Carrier-Laforte et Sébastien Townsend, participent en ce moment aux championnats du monde juniors et des moins de 23 ans en Italie. Ajoutez à cela les noms d'Alexis Turgeon et Simon Lapointe, qui ont participé l'an dernier à leur première course en Coupe du monde.
Tout ce monde a un oeil sur les Jeux de 2018 en Corée du Sud.
Mcomtois@ledroit.com