L'Assemblée nationale

Fusillade: la sécurité est renforcée à l'Assemblée nationale

La fusillade au Parlement d'Ottawa a assombri l'ouverture de la période des questions, mercredi, à l'Assemblée nationale, où un dispositif de sécurité d'urgence a été déployé.
Tandis que le dispositif de protection était renforcé sur la colline parlementaire, à Québec, les chefs de trois partis ont exprimé leur préoccupation devant les événements qui se déroulent au Parlement fédéral.
La direction de la sécurité de l'Assemblée nationale a suspendu l'accès aux visiteurs en plus de restreindre la circulation autour de l'édifice et dans les tunnels qui permettent l'accès au complexe parlementaire.
Le premier ministre Philippe Couillard a invité à la prudence avant d'établir un lien entre la fusillade d'Ottawa et l'incident en apparence terroriste survenu cette semaine à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, a assuré que toutes les mesures de protection nécessaires étaient en place autour de l'édifice, qui a été la cible d'un tireur fou, il y a 30 ans, une tragédie qui a fait trois morts.
Plusieurs véhicules de police ainsi qu'un camion du service d'urgence de la Sûreté du Québec étaient en position à l'extérieur de l'hôtel du parlement, alors que la période des questions n'était pas encore complétée.
Le chef de l'opposition officielle, Stéphane Bédard, a affirmé que les parlementaires devaient maintenir leurs activités malgré la tragédie à Ottawa, pour faire valoir la force de la démocratie contre ce type d'événement.
Les députés de la Coalition avenir Québec ont annoncé le maintien de leur caucus prévu mercredi après-midi, mais s'abstiendront de rencontrer la presse en raison des événements d'Ottawa.
M. Couillard a insisté sur la nécessité de combattre ces actes de violence et il a exprimé son admiration pour les forces de l'ordre.
«Notre société utilisera tous les outils à sa disposition pour combattre cette menace sans mettre en danger - et d'ailleurs c'est un équilibre délicat - les fondements mêmes de notre société démocratique, les droits, les libertés et la règle de droit», a-t-il dit.
M. Couillard a fait référence à la tragédie survenue cette semaine à Saint-Jean-sur-Richelieu, où un individu récemment converti à l'islam s'est attaqué à deux militaires, dont un est décédé, avant d'être abattu par la police.
«On peut supposer, mais ce n'est pas confirmé, qu'il pourrait y avoir un lien entre l'événement d'aujourd'hui et les événements tragiques de Saint-Jean-sur-Richelieu, a-t-il dit. Gardons cependant une certaine prudence avant d'avoir des données plus détaillées sur les enquêtes qui auront lieu.»