Fugitives, de Moriarty

Aucun nouveau morceau à l'horizon de Fugitives: le nouvel album de Moriarty ne comprend que des reprises... mais bien jolies, surtout les deux petites bombes introductives, Candyman et Buffalo Skinners!
En près de 20 ans, le sextuor franco-américain a trempé ses instruments dans toutes sortes d'eaux folk, blues et country. Ici, il s'amuse à remonter jusqu'aux sources de son répertoire.
Ça va de Woody Guthrie à Hank Williams, en passant par des airs «traditionnels», dont l'origine s'est perdue dans la poussière, et des protest songs marquantes. De grands ancêtres, rhabillés en neuf, par des amateurs admiratifs mais inspirés, facétieux, énergiques. Il y a même deux ritournelles en français, Matin pas en mai et Belle (qu'on doit aux Cajuns Didier Hébert et Mr Bornu). Les banjos explosent, et la voix de Rosemary Standley, qu'on confondrait presque avec Lisa LeBlanc, colle à merveille à l'ambiance rétro.
Moriarty s'arrêtera à la salle Jean-Despréz le 26 février.