Fool's Gold, de Jill Barber

Des coeurs sur le point d'être brisés ou déjà fendus en mille morceaux. Des amitiés à réconforter, à conseiller. Heureusement, il y a la voix câline de Jill Barber lovée dans un jazz velouté, idéale pour adoucir les moeurs.
Son nouveau et superbe disque, Fool's Gold, impose une sorte de langueur romantique tout à fait prenante. En 10 nouvelles compositions, elle distille une musique lente, sinueuse, réalisée avec soin auprès de Les Cooper et Drew Jurecka, deux collaborateurs de longue date.
Elle y chante l'amour, le grand, sans demi-mesure (The Least That She Deserves), ajoute une belle exigence mélodique à sa mélancolie, étire langoureusement sa voix dans des tonalités plus graves tout à fait seyantes (To The Last). L'âme Motown, Fool's Gold impose une pulsation old school sans pour autant tomber dans un passéisme malencontreux. 
Voici un album comme on en rêve quand on aime les standards jazz, les ballades et les voix qui vous donnent des frissons.