Fevers - No room for Light

Fevers entame No Room For Light, son premier «vrai» disque (Passion Is Dead était considéré comme un minialbum, malgré ses sept titres) par quelques accords de piano lents sur lesquels plane la voix de Sarah Bradley.
C'est une ruse. Une toute petite minute mélancolique, et puis... c'est parti! Autumn's Dead prend soudain une ampleur copieuse, alors que le reste du quintette ottavien, toutes voiles dehors, synthés en avant, apparaît et met la gomme électro-pop. Joyeuse et sans douleur, la fièvre. Bien dans la veine de l'accueillant premier extrait, Dance Cry Dance. Lumineux, dansants, pénétrants, les morceaux s'organisent et imposent leur souffle «cinématographique» pour évoquer des paysages sonores n'offrant guère de refrains auxquels se raccrocher. Si le baromètre redescend parfois, le temps d'effleurer Angélie, ou les premières mesures des pistes, ça ne dure jamais longtemps. Fevers se produit ce soir au Mavericks pour la deuxième partie de son lancement officiel.