Poursuivre sa carrière chez les cousins français, c'était le rêve du jeune joueur gatinois Félix Clapin-Girard.

Félix Clapin-Girard met le cap sur Toulouse

Félix Clapin-Girard a gagné son pari.
Ce Gatinois de 17 ans est retourné en France pour une troisième fois le mois dernier, histoire de se faire voir par différentes formations européennes en marge d'un voyage organisé pour une équipe du programme sports-études soccer de la région.
Des essais avec les clubs professionnels RC Lens et US Valenciennnes-Anzin, de la première division, n'ont pas débouché, mais un match contre l'équipe U17 du FC Toulouse, un revers fort honorable de 2-1, lui aura finalement permis de se faire remarquer par le Club Colomiers, qui lui a offert un stage pour la prochaine année après l'avoir évalué lors d'une séance d'entraînement de trois heures.
Situé en banlieue de Toulouse, ce club amateur de troisième division chez les seniors est reconnu pour développer les jeunes espoirs, trois de ses produits ayant été recrutés par des clubs professionnels à l'issue de la dernière saison. Son club chez les U-19 joue en première division à ce niveau.
« Ça va être une belle expérience pour moi d'aller là-bas, dans un club formateur aussi reconnu que Colomiers. C'est sûr que mon but premier est de bien faire et d'impressionner les autres équipes, pour peut-être rejoindre un meilleur club lors des années suivantes », racontait-il vendredi lors d'un point de presse organisé par Soccer Outaouais pour propager la bonne nouvelle.
Clapin-Girard va donc traverser l'Atlantique à nouveau en juillet, en vue du début de la saison en août. Une saison d'une soixante de matches, comparativement à une vingtaine pour une équipe comme le Fury U-17, avec qui il devait s'aligner cet été.
Un rêve d'enfance
Quitter le nid familial pour aller poursuivre sa carrière chez les cousins français n'effraie nullement le jeune homme.
« C'est mon rêve, dit-il. Ça fait longtemps que je me suis préparé à ça. J'y pense depuis deux ou trois ans, et là, je suis prêt. C'est assez facile (à prendre) comme décision... On m'a dit qu'il y aurait deux gardiens avec l'équipe U-19 et que je jouerais la plupart des matches. Ça va être gros (une saison de 60 matches), mais ça va être bien, je vais pouvoir mettre en pratique ce qu'on apprend lors des entraînements. Je vais acquérir de l'expérience plus rapidement encore. »
Le récipiendaire du Ballon d'argent de Soccer Québec l'an dernier, alors qu'il jouait pour le Dynamo de Hull U-17, termine présentement ses études de niveau secondaire à la polyvalente Nicolas-Gatineau.
Au lieu de prendre le chemin d'un cégep lors de la prochaine rentrée, il se retrouvera donc sur les bancs d'un lycée français. « L'équipe s'occupe de ça. Ils m'ont dit qu'ils allaient m'aider au niveau financier, pour ce qui est du logement et de la bouffe», relate-t-il.
Le « gamin », comme l'appelle l'entraîneur-cadre de Soccer Outaouais Bruno Locatelli, se veut une « source de fierté » pour le programme dont il est issu. « Il a un bel avenir devant lui. Il sait ce qu'il veut. Une fois rendu là-bas, il ne devra pas céder aux tentations, garder ses objectifs en tête et continuer à bosser pour toujours aller plus haut », souligne Locatelli.
Un nom à retenir pour les prochaines années. Il sera intéressant de voir jusqu'où Félix Clapin-Girard va se rendre.
En vitesse
Deux notes tristes en terminant. Tout d'abord, mes condoléances à toute la famille de Pierre-Luc Laforest, l'ancien receveur et maintenant gérant des Aigles de Trois-Rivières, dont le père Caroll Dagenais est décédé cette semaine à Gatineau à 75 ans, emporté par la maladie de Lou Gehrig.
Ses funérailles auront lieu le dimanche 27 avril, à 11 h, à la Maison funéraire Serge Legault.
Ensuite, la section sportive de ce samedi matin est la dernière à laquelle contribuera le collègue Denis Huppé, qui prend sa retraite après près de 40 ans de loyaux services au Droit.
Les plus vieux d'entre vous se souviendront d'avoir lu ses textes, notamment sur les Rough Riders et les 67's, lors de son premier séjour, entre 1976 et 1985.
Depuis 1987, il travaille un peu plus dans l'ombre, soit à la mise en page de votre quotidien (le pupitre, en jargon journalistique). On lui souhaite de profiter pleinement des prochaines années, sans avoir à composer avec le stress de l'heure de tombée.
Salut Denis !