Faculté de médecine: pas une priorité pour le caquiste Citegetse

Le candidat caquiste dans la circonscription de Hull, Jean Bosco Citegetse, s'engage à «travailler fort» pour mettre en place une faculté satellite de médecine à l'Université du Québec en Outaouais (UQO), même si le projet n'est pas pour lui une priorité à court terme.
«Ce n'est pas la solution, a-t-il affirmé. Il faut savoir que ça prend six ans à former un médecin. C'est une priorité, mais à long terme.»
M. Citegetse estime que le Québec compte déjà assez de médecins, et qu'une simple réorganisation de leur travail permettra une meilleure accessibilité aux soins de santé, en Outaouais comme ailleurs. Il croit que cette solution, appliquée mur à mur dans la province, donnera un nouveau souffle au système de santé.
«Il y a urgence d'agir. Nous allons encourager les médecins à prendre plus de patients», a-t-il affirmé en point de presse jeudi matin devant l'Hôpital de Hull, précisant que 46% des Gatinois n'ont pas de médecins de famille.
Après avoir discuté avec «plusieurs» médecins, M. Citegetse assure que ces derniers sont prêts à «en faire un peu plus».
«Au Québec, nous avons plus de médecins (par habitant) que n'importe quelle province sauf la Nouvelle-Écosse. En Ontario, qui est une des provinces qui a le moins de médecins par habitant, ils sont capables de faire une meilleure job en terme d'accès aux soins de santé.»
M. Citegetse se dit prêt à «défendre le statut particulier» en santé en Outaouais, mais ne croit pas que la région est aux prises avec des difficultés spécifiques en raison de sa proximité avec une autre province.
Selon lui, l'Outaouais n'a aucun problème à faire la rétention de professionnels de la santé au profit de la province voisine.
«Je n'ai pas trouvé aucune étude qui me prouve que les médecins quittent ici pour aller travailler en Ontario», affirme-t-il.
Or, l'attrait qu'exerce l'Ontario auprès des médecins formés au Québec n'est pas un mythe. LeDroit révélait en janvier 2013 que sur l'ensemble des médecins pratiquant à Ottawa, près du quart sont issus d'une des quatre facultés de médecine de la Belle Province.
Lorsque mis devant ces faits, M. Citegetse a persisté et signé.
«Il n'y a pas beaucoup de médecins qui quittent pour l'Ontario», a-t-il martelé, précisant que ce phénomène touchait davantage les infirmières.