Eve, d'Angélique Kidjo

Grande et magnifique Afrique, au corps blessé, chantée par une voix qui bouleverse, une voix du Bénin, devenue au fil du temps celle de l'Afrique.
Cotonou, adresse une véritable déclaration d'amour aux femmes africaines à qui elle dédie son dernier album «pour leur résilience et leur beauté».
C'est par un cri kenyan, repris en choeur par des chanteuses du village de Sulubei que s'ouvre le bien nommé Eve, se déployant ensuite sur 16 titres comme un long chant d'espoir sans illusion pour un monde où tout est à construire.
De sa voix entraînante, la chanteuse magnétise peurs et doutes, devoirs et défis, revient au répertoire folklorique béninois tout en prêtant son micro à d'autres musiques africaines.
D'autres artistes aussi: Asa, Dr. John, Kronos Quartet, l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg. Rien n'est trop beau pour rendre hommage à la mélancolie souveraine et inspiratrice de son territoire de chanteuse.