Eugenie et «sans génie»

Je ne connais rien au tennis. Ou presque rien.
C'est un sport qui m'a toujours laissé indifférent. C'est un beau sport, entendons-nous. Et il faut être un athlète de haut niveau pour le maîtriser. Mais je n'ai jamais accroché au tennis comme j'ai accroché dans ma jeunesse au hockey, au baseball et au golf. Et au football aussi, un peu.
Ceci étant dit, ai-je regardé le match d'Eugenie Bouchard hier matin? Bien entendu. Et je suis bien content qu'elle passe à la finale du tournoi de Wimbledon. (Je ne connais rien au tennis, mais je sais que le Wimbledon est le plus vieux tournoi de tennis de l'histoire et qu'il est l'équivalent de l'Omnium britannique ou du Tournoi des maîtres au golf.)
Donc j'ai regardé le match d'Eugenie Bouchard, disais-je. C'est curieux comme on développe parfois un soudain intérêt pour un sport qui, habituellement, nous laisse de glace.
Comme le hockey féminin durant les Jeux olympiques d'hiver. Ou le patinage de vitesse. Ou encore le curling. Oui, le curling. Aux derniers Jeux olympiques, je me suis surpris à regarder un match de curling de l'équipe canadienne du début à la fin. Et dans mon livre, regarder du curling est aussi intéressant et enlevant que de regarder des courses de sous-marins dans le canal Rideau.
C'est le patriotisme en nous, faut croire. Cette fierté de voir un des nôtres rayonner à une échelle internationale. Cet étrange sentiment que ses succès rejaillissent sur nous, comme si il ou elle faisait partie de notre famille.
Et Eugenie (parce qu'on a le droit de la prénommer puisqu'elle fait maintenant partie de notre famille) a gagné hier.
Et où serai-je samedi en journée? Au même endroit que vous. Devant la télé, à regarder la finale du Wimbledon. Un match de tennis que je ne manquerais pas pour tout l'or du monde. Même si je ne connais absolument rien au tennis.
D'ailleurs, quelqu'un devra m'expliquer: pourquoi le mot love?
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Toujours dans le monde du sport, mais avec un sujet un peu moins... comment dirais-je?... un peu moins glorifiant, mettons.
En un nom: Claude Giroux.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je n'ai pu m'empêcher de rire, mercredi, en apprenant la nouvelle sur les frasques du capitaine des Flyers de Philadelphie et ancien joueur des Olympiques de Gatineau.
Je pense que vous connaissez l'histoire.
Giroux a passé la nuit de mardi à mercredi en prison pour avoir empoigné, à plus d'une reprise, les fesses d'un policier d'Ottawa à l'extérieur d'un bar du marché By.
Empoigner les fesses d'un flic... Faut le faire! Mais la question est celle-ci: pourquoi, Claude?
Certains répondront: «il était ivre, il a manqué de jugement». D'accord, je veux bien.
Mais j'ai eu son âge. Et j'ai aussi connu quelques soirées qui - comme on dit - ont dérapé. Ou des soirées bien arrosées, pour être politically correct.
Mais jamais, au grand jamais, ai-je pensé pincer les fesses d'un homme (ni d'une femme!) pour faire rire mes amis. Et surtout pas les fesses d'un policier! Ce n'est plus un manque de jugement «temporaire».
Une rumeur veut que ce soit le défenseur Erik Karlsson qui remplace Jason Spezza à titre de capitaine des Sénateurs d'Ottawa. Certains observateurs croient que le «C» sur son chandail aiderait le jeune Karlsson a acquérir un peu plus de maturité.
Heu... Je m'excuse de m'excuser, là, mais le jeune capitaine des Flyers vient de passer une nuit en prison pour un geste d'une immaturité imbattable. Pas sûr que le «C» a eu sur lui l'effet désiré par les Flyers.
Comme quoi le «C» sur un chandail de hockey peut aussi vouloir dire: «Con».
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Changement de sujet...
Je sais, il ne faut pas se moquer des anglophones qui font un effort pour communiquer en français. Mais parfois, c'est juste trop...
Il y a une nouvelle candidate au poste de conseiller du quartier Rideau-Rockcliffe en vue des élections municipales d'octobre prochain à Ottawa. Penny Thompson, c'est son nom.
Or, il y a quelques jours, Mme Thompson a émis un communiqué de presse dans lequel elle explique pourquoi elle pose sa candidature à ce poste.
Le titre de son avis aux médias: Penny Thompson à exécuter pour le conseiller municipal de Rideau-Rockcliffe - Ward 13.
Heu... quoi!? À exécuter pour le conseiller municipal? Mon Dieu! N'allez pas si loin, Madame.
Et son communiqué est bourré de petites perles aussi rigolotes les une que les autres. Un seul exemple: «C'est mon honneur d'avoir l'occasion de représenter les quartiers matures distinctes qui composent Rideau-Rockcliffe.» Ouf! Mais bon, «A» pour l'effort, Madame Thompson. Merci.
Mais il est peut-être là, le problème de Claude Giroux. Il est mature, mais «mature distincte».