Encores, de Charles Aznavour

Charles Aznavour n'aime pas les rappels. Or, son 51e album porte un titre évoquant les retours sur scène à la demande du public. Le revoilà donc, l'increvable nonagénaire, avec 11 nouveautés de son cru (textes et musiques) et une traduction de Il faut savoir (You've Got To Learn, avec Benjamin Clementine).
Il évoque sa jeunesse (Les petits pains au chocolat, empreinte d'un vent d'insouciance), ses croyances (Sonnez les cloches, choeur inclus) et ses amours (dont T'aimer, d'une mélancolie tristounette malgré les arrangements soignés). Il raconte les années de guerre (Chez Fanny) et Piaf (De la môme à Édith).
Le tout s'écoute Avec un brin de nostalgie, certes, mais aussi avec respect pour l'auteur-compositeur qui demeure fidèle à lui-même tant par la forme que par le fond... Pour l'interprète, également, malgré une voix dont on entend les failles dans les graves et l'essoufflement dans les hautes.