En solitaire: une histoire simple

L'histoire est simple: Yann Kermadec, incarné par l'excellent François Cluzet, voit son rêve se réaliser quand il remplace au pied levé son ami Franck Drevil, au départ de cette mythique épopée maritime de 80 jours que constitue le Vendée Globe. Bon premier, il devra s'arrêter pour réparer son voilier, une halte qui bouleversera le cours des événements et de sa vie.
Pour rendre au grand écran ce périlleux tour du monde en solitaire, 18t personnes se sont entassées sur un bateau de 20 mètres carrés qui a d'ailleurs participé à ladite course. Afin que rien n'y paraisse, chaque plan, chaque mise en place a exigé un énorme effort de concertation de toute l'équipe de tournage. Pari réussi pour le réalisateur Christophe Offenstein: le résultat est criant de vérité.
Tournées avec deux caméras à l'épaule, les images nous plongent dans le quotidien du skipper. Au-delà de l'aventure sportive, on nous montre aussi les dessous de l'expérience humaine, l'homme qui, face à lui-même, doit affronter jour et nuit ses propres démons.
François Cluzet incarne à merveille son personnage, un homme à la fois vulnérable et immensément courageux devant l'épreuve. Afin d'être crédible dans son rôle, il a même suivi une formation avec Armel Le Cleac'h, qui a terminé deux fois deuxième au Vendée Globe, lors des éditions 2008-2009 et 2012-2013.
Karine Vanasse fait une brève incursion dans le film, un moment qui viendra nous rappeler toute la fragilité de l'être humain face à la nature.
En solitaire fait partie de ces films qu'il faut voir au cinéma, question de prendre la juste mesure des images, leur beauté, leur puissance et leur message.
En solitaire. De Christophe Offenstein. Avec François Cluzet.
"* 1/2
Projections :
Cinéma Aylmer (salle 3), aujourd'hui, 14 h
Cinéma 9 (salle 4), aujourd'hui, 21 h
Landmark 10 Orléans, le 18 mars, 18 h