La skieuse alpine Mikaela Tommy mettra le cap sur la Suisse dans les  prochains jours.

En santé, Tommy a faim

Une commotion cérébrale lui a coûté sept semaines de compétitions à pareille date l'an dernier. Puis un de ses genoux a cédé durant un entraînement estival.
Le point d'exclamation sur sa malchance ? Des maux de dos qui l'ont forcé à l'inactivité pendant un mois.
« Je n'ai rien fait en décembre. Là, ça va mieux, même si je dois quand même assurer un suivi », confie Mikaela Tommy au bout du fil.
La skieuse alpine de Wakefield espère que ses problèmes de santé se trouvent maintenant loin derrière elle. Surtout que la jeune femme âgée de 21 ans se prépare ces jours-ci en vue des championnats du monde prévus du 6 au 19 février à Saint-Moritz, en Suisse.
« J'ai l'impression que ma saison ne fait que commencer. J'ai participé à peu de courses cet hiver, a rappelé Tommy.
Un petit calcul rapide donne quatre départs en Coupe du monde en 2016-2017. Elle avait dû faire l'impasse sur le rendez-vous de Lake Louise en raison de son dos en compote.
Il y a eu une remise en forme sur le circuit Nor-Am puis en Coupe d'Europe tôt en janvier.
Et la semaine dernière, Tommy a terminé 42e à la descente de Cortina d'Ampezzo, en Italie. De quoi l'encourager.
«J'essaie de ne pas mettre trop de pression sur mes épaules. Je veux simplement continuer à skier en course de la même façon que je le fais à l'entraînement.»
Canada Alpin espère aussi sûrement que le pire est passé. L'organisation fonde toujours de grands espoirs sur elle.
Mikaela Tommy avait terminé seconde au classement général du circuit Nor-Am en 2014-2015. Une saison pendant laquelle elle a pris le 22e rang en slalom géant aux championnats du monde, à Vail, au Colorado. Quelques semaines plus tard, ce fut une quatrième position à la même épreuve, mais aux championnats du monde juniors.
UN MAL POUR UN BIEN
Les blessures auront mis un frein à son ascension.
«C'est difficile de batailler à travers tous ces bobos, physiquement et psychologiquement, a-t-elle reconnu. Ça va sonner un peu drôle, mais je suis heureuse d'avoir eu à vivre de telles épreuves. Tu apprends les limites de ton corps. En même temps, je suis maintenant encore plus affamée et je savoure chaque jour.»
Jamais l'idée de tirer un trait sur sa carrière ne lui a traversé l'esprit.
«Jamais. Ce n'est pas mon genre d'abandonner. C'est la dernière chose à laquelle j'ai pu penser. Ça m'a donné encore plus le goût de gagner des médailles.»
Douze skieurs, six hommes et six femmes, représenteront le Canada à Saint-Moritz. Dans le lot, il y a Erik Guay, qui a terminé sur le podium lors d'un super-G plus tôt cette saison à Val Gardena.
Dustin Cook, qui est devenu vice-champion du monde en super-G en 2015, sera aussi à surveiller. Il a pris le sixième rang à Val Gardena. L'athlète de l'Outaouais est complètement remis de la blessure à un genou lui ayant coûté un an de compétition.