Joey Faubert.

En prison pour la mort de Joey Faubert

Deux hommes reconnus coupables de l'homicide involontaire du jeune Joey Faubert, à Saint-Isidore, en 2012, ont reçu leur sentence au palais de justice de L'Orignal hier.
Cody Henry, d'Ottawa, a été condamné à purger une peine de neuf ans de prison. Il avait 19 ans lors du drame. Nico Soublière, âgé de 20 ans au moment des faits, écope quant à lui d'une peine de huit ans.
La procureure de la Couronne a qualifié de « juste » la sentence rendue. « C'est difficile d'employer le mot 'satisfait' dans un drame comme celui-ci. Peu importe la peine rendue, ça ne ramènera pas Joey en vie. Mais je suis satisfaite du processus. [...] Pour ce genre de crime, la loi prescrit des peines d'entre huit et 12 ans de prison et ce qui a été rendu cadre dans cette gamme », a commenté Me Julie Bourgeois.
D'autres accusés
Un troisième accusé a brièvement comparu par vidéoconférence hier. Martin Lamoureux, de Saint-Isidore, fait face à des accusations de meurtre non prémédité, les accusations les plus lourdes dans ce dossier. Le jeune homme, âgé de 18 ans au moment du meurtre, doit revenir devant les tribunaux d'ici les prochaines semaines. La défense voulait prendre connaissance des peines infligées avant de se prononcer.
Au total, six personnes ont été accusées dans l'affaire du meurtre de Joey Faubert.
Deux jeunes femmes de North Stormont, âgées de 16 et 18 ans lors du drame, ont déjà été reconnues coupables de complot dans le but de commettre un acte criminel. La plus âgée d'entre elles a écopé de cinq mois de prison avec sursis, de sept jours de détention préventive et de 13 mois de probation. La plus jeune a reçu une peine de 18 mois de probation et de sept jours de détention préventive. L'identité des deux accusées est frappée d'un interdit de publication.
Une autre jeune femme, âgée de 17 ans lors du crime, a été reconnue coupable de complicité après les faits et a reçu une peine de 15 mois de probation.
Le 30 juin 2012, le corps inanimé de Joey Faubert a été retrouvé près de la cour de l'école élémentaire catholique Saint-Isidore, dans la municipalité de La Nation.
Un interdit de publication nous empêche d'aborder les circonstances du meurtre de Joey Faubert.