Jason Zucker estime que son passage en roller-hockeylui lui a permis de développer ses habiletés individuelles. Zucker est d'ailleurs en train de relancer la carrière d'un certain Dany Heatley.

Du roller-hockey à la LNH

Il s'appelle Jason Zucker. Il est un des plus beaux espoirs du Wild. À 21 ans, il est en train de relancer la carrière de Dany Heatley.
Ce n'est même pas l'histoire la plus intéressante qui circule à son sujet.
Zucker est originaire de Las Vegas. Quand il était jeune, il ne rêvait pas d'une carrière sur glace. Le sport qui le passionnait, dans les années 1990, c'était le roller-hockey.
«Si je n'avais pas joué au roller-hockey, je ne serais pas le même joueur sur glace, assure-t-il. En patins à roues alignées, on joue à quatre contre quatre. Il n'y a pas de hors-jeux, encore moins de dégagements refusés. Il n'y a pas de mises en échec. Tout ça favorise la créativité. Ça permet de développer les aptitudes individuelles.»
Ce n'est même pas ça, le plus intéressant.
Un copain de Ryan
Bobby Ryan connaissait bien Zucker quand il était jeune. En fait, il connaissait bien toute sa famille. Il a eu la chance de rencontrer tout ce monde à travers le roller-hockey.
La star des Sénateurs a également rêvé, à une certaine époque, de faire carrière en patins à roulettes!
«À l'époque, il y avait un circuit professionnel, Roller Hockey International, en Amérique du Nord. Je vivais en Californie. Je gardais toujours un oeil sur les Bullfrogs d'Anaheim, une formation qui évoluait dans le même aréna que les Mighty Ducks. À vrai dire, mes héros étaient ceux qui jouaient sur la plage, à proximité des rampes de skateboard, avec un bâton et une balle. Je me doutais bien qu'ils ne gagnaient pas leur vie comme ça. À 12-13 ans, je les trouvais pas mal cool quand même.»
«Ils avaient l'air de mener une très belle vie.»
Ryan est convaincu d'avoir côtoyé, durant sa jeunesse sur la côte ouest, plusieurs jeunes hommes qui auraient pu gagner leur vie dans le hockey... si seulement ils avaient délaissé la plage au profit de la patinoire glacée.
En 2010, le Wild a repêché Jason Zucker en deuxième ronde parce qu'il possédait de bonnes aptitudes individuelles. Depuis son accession aux rangs professionnels, en 2012, ses entraîneurs travaillent à lui enseigner les grands principes du hockey sur glace. On ne se taille pas un poste au sein d'un club défensif comme le Wild si on ne sait pas très bien jouer sans la rondelle.
On dirait bien que leurs efforts vont finir par rapporter.
Zucker, Heatley et l'ancienne star des Sea Dogs de Saint-Jean Charlie Coyle forment le trio de l'heure au Minnesota. Ils permettent à l'équipe de continuer à gagner de façon régulière tandis que les piliers Mikko Koïvu et Zach Parisé soignent des blessures.
Coyle se plaît à raconter qu'il joue au hockey avec un de ses héros d'enfance. «J'étais un gros collectionneur de cartes de hockey quand j'étais jeune. J'en ai conservé une boîte pleine dans ma chambre à coucher chez mes parents. Ma mère ne rate jamais une occasion de me rappeler qu'il y a plein de cartes de mon ailier gauche à l'intérieur.»
Coyle est originaire du Massachusetts, un des États américains où le hockey est le plus populaire.
«À Vegas, je ne suivais pas la LNH d'aussi près. J'étais un fan de Wayne Gretzky. Heatley? Je le connaissais un peu», dit Zucker, sourire en coin.
«Je suis quand même content de l'avoir comme partenaire de trio. Les gens disent qu'il connaît une saison difficile. Pourtant, il trouve une façon d'aider notre équipe chaque soir.»