Drame à l'Isle-Verte

Après la catastrophe ferroviaire du Lac-Mégantic, nous sommes replongés dans l'horreur de l'incendie d'une résidence pour aînés, la nuit dernière, à l'Isle-Verte, près de Rivière-du-Loup, et qui aurait fait plusieurs victimes.
Aujourd'hui, il faut pleurer la perte d'être chers dans un village dévasté par la douleur. Demain, il faudra fouiller les décombres, expliquer les circonstances, chercher les causes. On se demandra comment une résidence, en apparence bien tenue, a pu se consumer tel un carton d'allumettes.
La résidence du Havre était certifiée par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Elle possédait un système d'alarme incendie, des avertisseurs de fumée dans les chambres et était munie « partiellement » d'un système de gicleurs. Pourquoi alors les flammes ont-elles frappé avec autant d'intensité et de rapidité ?
Les images de ce drame en traduisent tout l'effroi. Si l'on ne peut éviter de telles catastrophes, on peut à tout le moins donner une chance aux résidents de s'en sortir. Le président du Regroupement québécois des résidences privées pour aînés affirmait que les normes ne sont pas assez sévères. Il faut l'écouter. Au nom de ceux qui ont péri, nous avons un devoir de diligence pour éviter, dans la mesure du possible, la répétition de telles catastrophes.