Le rappeur Post Malone a soulevè la foule présente au City Flok, mercredi soir.

Deux résurrections et plusieurs valeurs sûres

La 24e édition du festival CityFolk d'Ottawa se terminait dimanche soir au parc Lansdowne par un bien curieux cas artistique, Sixto Rodriguez, un artiste américain complètement oublié pendant des décennies jusqu'à ce qu'un documentaire, primé par un Oscar, le remette sur la carte et le transforme soudainement en star.
Il avait jadis connu un succès fort louable en Afrique du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande à la fin des années 1970, mais avait ensuite disparu, pour enfin ressusciter dans les années 2000. C'était sa première visite à Ottawa et l'un de ses rares spectacles au Canada. 
Mais la 24e édition du CityFolk a quand même connu d'autres heures de gloire cette année : Amanda Marshall (15 septembre), une autre étoile filante, cette fois des années 1990, elle aussi disparue, a fait tout un tabac cette année au festival.
Jack Johnson (14 septembre) a bien sûr fait salle comble, comme partout où il traîne sa guitare et ses pièces langoureuses et babas cool.
Cette année, le CityFolk réservait aussi au public d'autres artistes d'intérêt dont Father John Misty (un concentré de folk, d'americana et de blues) et Post Malone (un rappeur américain originaire de Dallas). 
Et puis la série Marvest, de retour vendredi et samedi, parallèle au festival, braquait les projecteurs sur les talents locaux avec une soixantaine d'artistes et de groupes en prestations gratuites dans les bars de la rue Bank à Ottawa.
Interviewé par Le Droit, le directeur artistique du festival, Mark Monahan, affirme qu'en un quart de siècle d'existence, le festival s'est ouvert à d'autres courants musicaux et non pas seulement au folk traditionnel des premières années. Aujourd'hui, le rock alternatif, le country et le pop côtoient aisément la scène folk.
Au fil des années, plusieurs grands noms ont foulé la scène du CityFolk : Van Morrison, Blue Rodeo, City and Color...
Sachant que l'an prochain sera une année charnière avec l'avènement d'une 25e édition, Mark Mohanan avoue qu'il devra livrer une marchandise ornée d'une valeur ajoutée, mais n'a encore aucune idée de ce dont elle sera composée. « On verra ça au cours de notre réunion du mois prochain », dit-il. La barre sera haute; il le sait...