Le gardien des Sénateurs Robin Lehner a donné un mauvais but au Gatinois Derick Brassard, hier.

Des Sénateurs désemparés

Croisé avant le match d'hier dans un corridor du Coffre d'outils, Alain Vigneault se plaignait que son club ne marquait pas beaucoup de buts récemment.
L'entraîneur gatinois des Rangers a eu droit au remède parfait pour une telle maladie: un affrontement contre des Sénateurs à la défensive très poreuse, qui en arrache d'autant plus que son jeune gardien, Robin Lehner, est dans une très mauvaise passe.
Se retrouvant face à face avec son idole de jeunesse Henrik Lundqvist, le gardien d'avenir des Sénateurs a encore montré qu'il n'était pas prêt à être le numéro un du présent.
En l'absence de Craig Anderson, toujours blessé, il a permis la remontée historique du Canadien samedi dernier en allouant un bien mauvais retour sur le deuxième but qui a ouvert les valves.
Et encore hier, quand son club avait assez bien commencé le match, il leur a coupé les jambes en cédant un mauvais but au Gatinois Derick Brassard, ce qui créait l'égalité 2-2 à mi-chemin du deuxième tiers.
C'était le début de la fin de ce match que les locaux devaient gagner pour raviver leurs minces espoirs de participer aux séries, qui ont été réduits à peu près au néant avec la défaite de 8-4. Un autre cuisant revers à domicile, après celui contre Détroit au retour de la pause olympique.
«C'était un drôle de match, mais une grosse victoire pour nous, a indiqué Lundqvist après avoir établi un record de franchise en empochant sa 302e victoire, en réalisant 35 arrêts. Des matches comme ça, ça arrive à tous les gardiens. Ça m'est arrivé, ça arrive à tous les gardiens. Il y a des soirs où les choses vont contre vous. Ça ne changera pas, malheureusement. Mais quand ça va mal, il faut répondre au match suivant, il faut montrer du caractère, travailler fort et espérer avoir un break. C'est mon conseil (pour Lehner).»
Cherchant à assurer leur propre participation aux séries, les Rangers ne pouvaient évidemment pas prendre leurs adversaires désemparés en pitié. Au contraire, ils devaient en profiter pour se refaire une confiance.
«Ça fait du bien ça, confiait Brassard, qui a mis fin à une disette de huit parties sans but en récoltant deux buts et une passe. Je jouais pourtant bien récemment, j'avais beaucoup de chances. On se passait bien la rondelle, on a fait de beaux jeux, mon trio (avec Martin St-Louis et Mats Zuccarello). Il reste juste à faire compter un but à Martin, je pensais qu'il l'avait (en fin de deuxième), mais le tir (de Ryan McDonagh) a dévié sur le bâton de Marc Méthot (son bon ami). Ça aurait été le 'fun' pour lui, il sent un peu de pression en s'en venant ici. Mais je ne suis pas inquiet pour lui, ça va venir.»
Pas trop d'inquiétude à y avoir pour les Rangers, même si la course est serrée dans leur division Métropolitaine.
Pour les Sénateurs? Les 14 dernières parties qu'il reste au calendrier seront jouées pour la forme et pour déterminer à quel rang les Ducks d'Anaheim vont pouvoir parler au prochain repêchage, avec le premier choix acquis l'été dernier contre Bobby Ryan.