En mai 2011, une explosion à l'école secondaire Mother Teresa dans le secteur Barrhaven, avait fait une victime. La déflagration avait infligé des blessures mortelles à Eric Leighton, 18 ans.

Des règles plus serrées depuis la mort d'Eric Leighton

Les règles à suivre lors des exercices d'éducation technologique dans les écoles de l'Ontario sont plus serrées depuis la mort d'Eric Leighton, cet élève d'Ottawa soufflé par l'explosion d'un baril, en mai 2011.
Vendredi était le cinquième jour de l'enquête du coroner menée devant jury. La Dre Louise McNaughton-Filion écoute depuis lundi des témoins de l'accident, des représentants des ministères du Travail et de l'Éducation, et des responsables du Conseil scolaire catholique anglophone d'Ottawa.
Eric Leighton, 18 ans, sciait un baril de métal lorsque celui-ci a explosé, dans un atelier de l'école secondaire Mother Teresa, le 28 mai 2011. Le contact d'étincelles sur des résidus de nettoyant à moteur a provoqué la déflagration mortelle.
« Les enseignants obéissent à de nouvelles règles depuis le décès d'Eric », a expliqué Maureen Callan, du ministère de l'Éducation de l'Ontario. Les enseignants doivent maintenant suivre une formation en ligne visant à améliorer les notions de sécurité dans les ateliers de travaux manuels. On y aborde entre autres l'importance du port de vêtements de protection adéquats.
Lorsque le baril a explosé au visage d'Eric Leighton, son enseignant, Scott Day, se trouvait avec d'autres élèves travaillant sur un autre projet. Selon lui, il n'avait pas donné son aval pour que le jeune homme coupe le baril, lui indiquant seulement de marquer des lignes pour le couper ultérieurement. Le nettoyage du baril d'huile de menthe avec du dégraisseur à moteur devait prendre quelques jours, puisqu'il fallait dégraisser, puis rincer à l'eau, avant de laisser sécher le contenant pendant quelques jours.
Des leçons à tirer
Même si les professeurs sont responsables de la rédaction du plan de cours, a expliqué Mme Callan, le respect de l'application des règles de sécurité relève du directeur de l'école et du conseil scolaire, non pas de la province. « Les enseignants doivent s'assurer que le plan est conforme au respect des normes de sécurité avec les éléments chimiques. »
Le projet scolaire de l'élève consistait à fabriquer un barbecue. Eric Leighton en était à sa dernière semaine de classe. Il était sur le point d'obtenir son diplôme d'études secondaires.
« Ce décès doit au moins permettre à tirer des leçons », a dit Mme McNaughton-Filion, lundi. Le jury devra émettre ses recommandations.
Eric Leighton a subi un important traumatisme crânien et des lésions au cerveau. Un ambulancier paramédical d'Ottawa, Jason St-Pierre, a constaté à son arrivée sur le lieu du drame l'absence de signes vitaux chez la victime, qui gisait au sol de l'atelier de l'école.
« Les dommages au cerveau étaient irréversibles », a confirmé le pathologiste médico-légal, Christopher Milroy.
La Cour supérieure de l'Ontario a déjà condamné le Conseil scolaire catholique anglophone à payer une amende de 275 000 $. Une enquête du ministère du Travail a déterminé que le personnel de l'école secondaire Mother Teresa a mal entreposé le baril, après l'avoir lavé à l'aide d'un nettoyant inflammable.