«On croit, pour la plupart d'entre nous, que nous avons un bon produit.» - Bryan Murray

Des changements à la prolongation et aux mises en jeu

Les directeurs généraux de la Ligue nationale de hockey estiment que le sport est bien comme il est, alors ils ne veulent pas trop brasser les cartes.
Quand est venu le temps, hier, de débattre de changements aux règles lors de leur réunion annuelle, tous s'entendaient pour dire qu'il valait mieux y aller d'altérations mineures à la prolongation et aux mises en jeu. Les plus gros projets, comme l'augmentation du nombre de jeux admissibles à une révision vidéo et une prolongation à trois contre trois, devront attendre.
«Vous ne pouvez pas trouver toutes les solutions au cours d'une rencontre de trois jours, les couler dans le béton et aller de l'avant. Vous y allez pas à pas, a expliqué Doug Armstrong, des Blues de St. Louis. Vous ne voulez pas en discuter avec votre entraîneur dans deux jours et vous rendre compte que finalement, c'est déjà imprimé dans le livre des règles.»
Si le Comité de compétition et le Bureau des gouverneurs approuvent ces changements proposés, les équipes changeront de côté pour la prolongation afin que les bancs des joueurs soient plus éloignés pour les changements. Les contrevenants lors des mises en jeu seront invités à s'éloigner de 12 à 18 pouces au lieu d'être expulsés du cercle. Les joueurs à l'extérieur du cercle pourront aussi être séparés davantage.
Ces changements ne modifieront pas de façon drastique le jeu, mais c'est parfait pour les directeurs généraux.
«On croit, pour la plupart d'entre nous, que nous avons un bon produit, a dit Bryan Murray, des Sénateurs d'Ottawa. Nous avons apporté quelques changements au cours des dernières années et nous trouvons que le sport est très bien. C'est certain que nous souhaiterions que plus de matches qui atteignent la prolongation s'y décident, c'est pourquoi nous avons discuté d'inverser les zones et un tas d'autres choses.
«Mais nous aimons notre sport. Nous croyons que pour la plus grande partie, il est en bonne santé.»
En bonne santé, mais pas en parfaite santé: aucune ligue sportive ne l'est. Dans un monde idéal, les dg, les joueurs, les entraîneurs et les partisans aimeraient voir plus de matches décidés en prolongation et moins en fusillade.
Mais il n'est pas urgent d'apporter des changements dans cette voie. Pas de plus longue prolongation ni de trois contre trois: on croit que d'inverser les zones sera suffisant.
«Année après année après année, il y a un plus grand pourcentage de buts marqués en deuxième, avec les longs changements, a dit Brendan Shanahan, le directeur de la sécurité des joueurs. Et il y a plus de pénalités en deuxième. C'est difficile de sortir de la patinoire. Parfois, vous y êtes prisonnier et parfois, vous devez commettre une infraction. D'autres fois, vous commettre une erreur. Ça rend le jeu à quatre contre quatre un peu plus difficile à gérer et plus difficile à jouer.»
On n'a pas encore décidé comment la neige sera retirée de la surface glacée et si la ligue retournera à une pause de deux minutes avant la prolongation au lieu d'une seule.
Comme personne ne veut rallonger les matches, très peu étaient en faveur d'une plus longue prolongation, y compris les joueurs.
Le groupe a aussi appuyé assez massivement une interprétation plus libérale de la définition des buts marqués avec le patin, un changement qui n'aurait pas besoin d'être approuvé par le Comité de compétition ou le Bureau des gouverneurs. La rondelle pourrait ainsi être déviée du patin dans le filet, pour autant que la lame ne quitte pas la glace.