Patrick Brazeau, à son arrivée au palais de justice de Gatineau.

De nouvelles accusations contre Patrick Brazeau

Le sénateur suspendu Patrick Brazeau passera la nuit de jeudi à vendredi en prison. La Couronne s'est opposée à la remise en liberté du controversé personnage lors de sa comparution, jeudi après-midi.
Le dossier a été remis à vendredi, pour son enquête sur remise en liberté.
Le sénateur suspendu, arrêté à nouveau, dans la nuit de mercredi à jeudi, dans un domicile de Gatineau, a été formellement accusé de cinq nouveau chefs.
M. Brazeau, 39 ans, a été arrêté par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) vers 4h pour des voies de fait, des menaces de mort et possession simple de cocaïne.
La résidence du boulevard Labrosse où est survenue l'arrestation est la même qui avait été visitée lors d'une précédente intervention policière, en octobre dernier.
Les accusations ont été déposées vendredi, peu avant 11h, au palais de justice de Gatineau. Deux chefs de voies de faits ont été autorisés par la Couronne. L'un aurait été commis sur sa conjointe, l'autre sur un ami de celle-ci. Tous les deux se trouvaient dans la résidence du boulevard Labrosse, jeudi.
Par ailleurs, des accusations de voies de fait seront déposées contre cet autre homme qui se trouvait dans la résidence du boulevard Labrosse, jeudi à l'aube. M. Brazeau aurait été victime de cet individu de 50 ans.
D'ailleurs, un amas d'effets personnels appartenant à M. Brazeau jonchait le terrain arrière du 452, Labrosse, jeudi.
Toutes les infractions ont été produites par déclaration sommaire. Aux deux voies de faits, la Couronne ajoute que les menaces de mort ont été dirigées à l'endroit de M. Lamontagne. Une quatrième infraction concernant la possession de cocaïne a été déposée, ainsi qu'un chef de bris de condition pour ne pas avoir gardé la paix.
Le politicien, qui s'est recyclé en gérant du bar de danseuses Barefax d'Ottawa, cet hiver, a été détenu au poste de police pour le reste de la nuit. il doit comparaître d'ici la fin de la journée.
Il est déjà accusé d'agression sexuelle et de voies de fait. Ces allégations remontent à février 2013. Le dossier du controversé personnage devait d'ailleurs être de retour au palais de justice de Gatineau, ce vendredi.
La police de Gatineau n'a pas confirmé l'identité de M. Brazeau, jeudi matin, mais a toutefois précisé la nature des gestes reprochés.
«Vers 3 h 53, indique l'agent Pierre Lanthier, du SPVG, nous avons été appelés à nous rendre à une adresse du boulevard Labrosse concernant un trouble domestique en matière de violence conjugale. Un homme et une dame ont eu une altercation physique sur la galerie de la résidence.  La dame aurait été victime de voies de fait de la part de cet homme.»
Cet homme n'est pas détenu par le SPVG. Il va comparaître à la Cour du Québec, dans quelques semaines.
M. Brazeau a commencé à faire la manchette lorsqu'il a été accusé d'abus de confiance et de fraude, dans une affaire de dépenses douteuses alors qu'il était sénateur.