Les jeunes francophones qui participent au Parlement jeunesse ont assisté à des ateliers de formation à Rideau Hall.

De jeunes francophones siègent au Sénat

Une centaine de jeunes francophones, âgés entre 15 et 25 ans, occupent les banquettes du Sénat, jusqu'à dimanche, dans le cadre du Parlement jeunesse.
Organisé par la Fédération de la jeunesse canadienne-française, le Parlement jeunesse en est à sa 7e édition. Il a pour but de faire découvrir aux participants, venus des quatre coins du Canada, les réalités de leur pays et les enjeux de la francophonie canadienne, tout en leur donnant une occasion de rencontrer d'autres jeunes francophones.
Jeudi, les participants ont assisté au discours du Trône, lu par Gisèle Lalonde qui occupe le poste de gouverneure générale du Canada pour l'occasion. lls se sont ensuite dirigés vers Rideau Hall, résidence officielle du gouverneur général David Johnston, et ils ont suivi des ateliers de formation. Les véritables débats auront lieu aujourd'hui, demain et dimanche dans la salle du Sénat.
«On représente ces partis politiques fictifs. Le gouvernement jeunesse en place cette année est très, très à gauche, alors on s'attend à des débats endiablés sur les projets de loi qui seront présentés», a indiqué le premier ministre au Parlement jeunesse, Alexis Couture, un étudiant en droit de l'Université de Moncton.
«On fait comme si on siégeait à la Chambre des communes et on participe aussi à des comités parlementaires qui étudient les projets de loi. Certaines procédures sont simplifiées, mais on essaie de reproduire le travail des députés», poursuit M. Couture, qui est aussi président de la Fédération de la jeunesse canadienne-française.
Expérience concrète
Au cours de leur session de trois jours, les jeunes parlementaires étudieront des projets de loi sur la protection de l'eau potable, l'abolition de la discrimination positive et la réforme de la société canadienne.
Le Parlement jeunesse fait aussi place au personnel qui gravite autour des députés, ainsi qu'aux journalistes. Myriame Pelletier-Lafond, une Gatinoise diplômée en traduction, suit les débats en tant que journaliste pour un journal créé spécialement pour l'événement. «Chaque jour, nous allons écrire des articles sur les débats et publier des photos. C'est vraiment intéressant et je m'attends à des débats très animés», a déclaré Mme Pelletier-Lafond.
Pour sa part, Gisèle Lalonde était ravie de son expérience. «Après le discours du Trône, on m'avait demandé de prononcer un discours sur la francophonie. C'est toujours un plaisir de parler aux jeunes», explique l'ancienne mairesse de Vanier, qui est devenue célèbre à travers le pays, en dirigeant le mouvement S.O.S. Montfort qui a mené la lutte contre la fermeture de l'Hôpital Montfort, à la fin des années 1990 et au début des années 2000.