Au printemps 2016, Alexandre Carrier a mis un terme à une belle carrière de quatre saisons à Gatineau.

De Gatineau à la Coupe Stanley

Il y a cinq ans, les Olympiques de Gatineau sélectionnaient Alexandre Carrier au premier tour de la séance de sélection de la LHJMQ.
Au printemps 2016, le défenseur de Varennes mettait un terme à une belle carrière de quatre saisons à Gatineau. Treize mois plus tard, à la fin de sa première année chez les professionnels, il a déjà la chance de baigner dans l'ambiance d'une finale de la Coupe Stanley.
Même s'il n'a pas été inséré dans l'alignement des Predators de Nashville en séries éliminatoires, l'ancien capitaine des Olympiques se tient prêt au cas où l'équipe aurait besoin de lui. Rappelé par les Predators après l'élimination des Admirals de Milwaukee dans la Ligue américaine (AHL), Carrier fait partie des Black Aces des Preds.
Chaque match, l'entraîneur-chef Peter Laviolette lance 20 joueurs dans la mêlée. Pendant ce temps, 13 autres membres du club doivent regarder à partir des gradins. Certains sont blessés. D'autres sont là par mesure préventive.
À seulement 20 ans, Carrier ne s'attend pas nécessairement à venir épauler les P.K. Subban, Roman Josi et Ryan Ellis dans la finale contre les Penguins de Pittsburgh, mais la direction du club lui a fait comprendre qu'il devait être prêt. « Frédérick Gaudreau s'entraînait avec les Black Aces comme moi quand Ryan Johansen a été blessé. Il a fait son entrée en finale de conférence. Il a bien fait et il a compté dans le dernier match. Je dois m'inspirer de lui », a expliqué Carrier dans une entrevue au Droit mardi.
L'ancien protégé de Benoît Groulx essaie de savourer le moment présent, mais il avoue lui-même qu'il a du mal à réaliser ce qu'il lui arrive. « Ç'a déboulé vite depuis la fin de ma carrière junior ! J'ai connu une bonne saison dans la Ligue américaine. Ça m'a permis de jouer mes deux premiers matches dans la LNH. Ça m'a aussi donné l'occasion d'être rappelé après notre élimination (dans la AHL). C'est un bon timing pour moi. Les Predators ont fini au huitième rang de la conférence et ils se retrouvent quand même en finale ! »
Éliminé au premier tour des séries avec les Admirals, Carrier a aussitôt été rappelé par le grand club avec une demi-douzaine de ses coéquipiers. En arrivant, on lui a indiqué qu'il n'était pas « en haut » pour être un figurant.
Droitier recherché
« Quand je suis arrivé, il y avait huit défenseurs avec les Predators. Les deux défenseurs en surplus étaient des gauchers. Je suis droitier. Ils m'ont dit qu'ils pourraient opter pour moi s'ils avaient besoin d'un droitier, mais rendu en finale, les défenseurs devant moi vont endurer beaucoup de douleur avant de sortir de l'alignement. »
Même s'il ne s'entraîne pas régulièrement avec le noyau de l'équipe, Carrier a eu la chance de vivre la frénésie de la finale de l'Association Ouest. « J'étais sur le banc quand nous avons gagné le trophée. Nous avons eu nos casquettes de champions. Nous étions dans le vestiaire pour participer aux célébrations. Nous sommes plusieurs à avoir joué des matches en saison régulière à Nashville. Plusieurs joueurs des Predators ont emprunté le même chemin que nous. Ils veulent nous inclure dans l'aventure. Même si tout va très vite, il faut que je profite du moment, car il y a des joueurs qui passent une carrière de 15 ans sans pouvoir vivre une finale de la coupe Stanley », a ajouté celui qui fait partie des 10 défenseurs du club en ce moment.
Autre finale à surveiller
Carrier compte surveiller une autre finale à compter de vendredi. Le Crunch de Syracuse de Benoît Groulx affrontera les Griffins de Grand Rapids en finale de la coupe Calder.
« Nous avons perdu contre les Griffins et je pense à envoyer un texto à Benoît pour lui donner quelques clés vers la victoire contre cette équipe. Nous avons joué souvent contre Grand Rapids cette année. En même temps, je sais très bien qu'il peut s'arranger sans moi ! »