Dark Sky Island, d'Enya ***

Après sept ans de silence, Enya est de retour avec Dark Sky Island.
Bâti autour de l'île de Sark (où les voitures sont notamment interdites), ce huitième album «nouvel âge» de l'Irlandaise de 54 ans se veut toujours aussi contemplatif, propice au calme et à l'introspection.
Ce n'est pas un album de Noël à proprement parler, mais c'est tout comme.
On peut lui reprocher de «synthétiser» ses ambiances (pourquoi ne pas avoir recours aux vrais instruments pour habiller ses mélodies?), voire d'être monochrome. Malgré ces bémols, il faut reconnaître qu'Enya réussit à évoquer avec éloquence les mouvances du large, du ciel et des éléments de la nature (Even In The Shadows) aussi bien que celles relevant de l'intime, voire du plus spirituel (Echoes In The Rain).
En résulte une trame de fond enveloppante, rassurante et agréable pour tenir l'âme au chaud, sans avoir à se casser la tête.