Danny Grauer a connu une excellente série au bâton comme frappeur désigné contre les Capitales de Québec.

Danny Grauer laisse parler son bâton

Danny Grauer a passé les trois derniers jours à malmener les lanceurs des Capitales de Québec. Mercredi, il a enfin pu le faire dans une cause gagnante.
À peu près tous les joueurs de l'alignement des Champions d'Ottawa ont contribué, dans un match remporté 9-3 au parc RCGT. Cette victoire a permis aux joueurs de Hal Lanier d'éviter le balayage à domicile.
Grauer, le receveur numéro un de l'équipe, était utilisé exceptionnellement dans le rôle de frappeur de choix. Il s'est démarqué en frappant avec aplomb.
Il a d'abord frappé son deuxième coup de circuit de la saison, envoyant la balle par-dessus la très éloignée clôture du champ centre-gauche.
Il est passé près de répéter l'exploit, deux manches plus tard. Il s'est élancé dans la même direction, mais il a été obligé de se contenter d'un double quand la balle a frappé contre la clôture.
« Je suis très satisfait de son rendement jusqu'à présent. Il s'élance avec beaucoup d'énergie depuis le début de la saison », note le gérant Hal Lanier.
Grauer, un gaillard de 24 ans qui est originaire de la Virginie, a connu beaucoup de succès au bâton dans les rangs collégiaux. Il a récolté ses meilleures statistiques en 2015, dans la Pecos League, un circuit réunissant des jeunes joueurs qui n'ont pas été repêchés par des organisations du baseball majeur.
Là-bas, portant les couleurs des Invaders de Roswell, il a frappé pas moins de 18 circuits en 250 présences au bâton.
Ce sont ces statistiques qui ont convaincu Lanier de lui accorder une chance.
« Il avait connu une super saison... dans une ligue où les stades sont plus petits. La saison dernière, sa moyenne au bâton chez nous n'était pas très élevée. Je m'en fichais un peu parce qu'il dirigeait bien nos lanceurs. Il a perdu une bonne douzaine de livres durant la saison morte. Je crois que ça le rend plus rapide quand il se présente au bâton. Et il est toujours aussi efficace défensivement », commente l'entraîneur.
Étrange. Grauer ne parle pas de son tour de taille quand on lui demande d'expliquer son réveil offensif.
« Je crois que la grosse différence se situe au niveau du mental. J'ai beaucoup discuté avec Sébastien Boucher. Il m'aide à mieux comprendre ce que font les lanceurs adverses. Je me fais plus confiance. Ça m'aide quand je suis en retard dans le compte. »
Il a cogné sept coups sûrs en 11 présences au bâton, durant cette série contre Québec.
Craig-St-Louis aussi
Grauer n'a pas été le seul joueur à frapper la longue balle.
Le Gatinois Philippe Craig-Saint-Louis, qui s'est retrouvé à Québec après avoir été libéré par les Champions au camp d'entraînement, a causé une (autre) belle surprise en poussant une balle loin au champ droit.
« Je n'avais jamais réussi à frapper un circuit ici. C'était bien de le faire ce soir. J'avais encore bien des amis dans les gradins. Surtout qu'à ce moment-là, nous étions encore dans le coup... »
« C'est plate de ne pas avoir eu le balayage. Deux victoires sur trois, ce n'est pas si mal. »
Le partant des Champions, Daniel Cordero, a alloué trois coups sûrs en sept manches de travail. Il a signé trois victoires à ses quatre derniers départs.