Le recteur de l'Ud'O, Allan Rock, agira à titre d'invité d'honneur du 15e Banquet de la francophonie Prescott et Russell, le 23 mars prochain.

Culture du viol: l'Université d'Ottawa créera un groupe de travail

Le recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock, annonce la création d'un groupe de travail sur le respect et l'égalité.
Le recteur et la chancelière de l'Université, Michaëlle Jean, ont tenu un point de presse, jeudi, pour commenter les récents événements qui secouent le campus depuis la fin de semaine dernière.
«L'Université d'Otttawa vit une période difficile», a d'abord affirmé le recteur.
La présidente de la Fédération étudiante, Anne-Marie Roy, a récemment été la cible de commentaires dégradants à teneur sexuelle sur Facebook de la part de cinq jeunes hommes, dont quatre représentants étudiants.
Lundi, la direction de l'Université a confirmé que l'équipe de hockey masculin des Gee Gees était suspendue, à cause d'allégations d'agression sexuelle en groupe visant certains de ses joueurs, lors d'un périple sur la route, à Thunder Bay.
«Ces allégations et les remarques choquantes à propos de Mme Roy viennent souligner le besoin de tenir une discussion élargie sur le campus», a déclaré M. Rock.
«Les deux situations soulèvent d'importantes préoccupations sur le plan des attitudes et des comportements», a poursuivi le recteur.
Le nouveau groupe de travail évaluera les types de formation et les mesures de sensibilisation offerts par l'Université, en lien avec le harcèlement et la violence sexuelle.
L'institution veut revoir son processus de plaintes et de recours possibles dans le cas de telles allégations.
L'Université veut prévoir des sanctions à imposer à un étudiant ou à un employé qui prône des comportements menaçants pour la sécurité physique et sexuelle sur le campus.
Michaëlle Jean a qualifié les universités de «microcosmes» de la société.
Elle a dénoncé «certaines dérives, comportements sexistes», tenus par les leaders de demain.
«Ce qu'il y a de plus troublant, c'est de lire des commentaires banalisant cette conversation sous le prétexte qu'il s'agit d'une bravade en privé.»
Il est impératif de décréter une tolérance zéro, selon elle.