Les indices ont démarré la séance près de l'équilibre lundi mais les inquiétudes sur la croissance économique mondiale ont vite repris le dessus.

Croissance économique: Ottawa-Gatineau parmi les pires au pays

La région d'Ottawa-Gatineau affiche l'un des pires taux de croissance économique du pays pour une deuxième année consécutive, révèle la plus récente étude du Conference Board du Canada.
Les nuages gris qui stagnent au-dessus de la région, depuis l'annonce de l'élimination de 19200 postes dans la fonction publique fédérale il y a deux ans, se sont assombris davantage, mercredi.
Après une croissance de 0,5% en 2012, la région n'a connu qu'une légère hausse de 0,3% de son produit intérieur brut, l'an dernier.
Un résultat anémique qui place Ottawa-Gatineau au 26e rang des 28 plus grandes agglomérations du pays.
La capitale ne devance que Trois-Rivières et Victoria, en Colombie-Britannique, deux villes en régression.
Les prévisions sont à peine plus optimistes en 2014. Avec une croissance économique anticipée de 1,4%, Ottawa continuera de croupir au bas du palmarès canadien. Et restera loin de la moyenne canadienne à 2,4%.
Seul rayon de soleil qui pointe à l'horizon: la grande majorité des coupures de postes dans l'appareil fédéral ont déjà été effectuées ou le seront d'ici la fin de la prochaine année, indique le Conference Board.
«Ça devrait être moins pire en 2014. Et la croissance économique sera quand même assez bonne à partir de 2015, au-dessus de la barre du 2,0%», explique la directrice associée du groupe de prévisions économiques régionales, Marie-Christine Bernard.
Le nombre d'emplois dans la région a chuté de 2,2% l'an dernier pour se chiffrer à 696000. Le laboratoire d'idées prévoit que la région reprendra une partie du terrain perdu cette année, avec une augmentation de 1,3%.
Conséquence directe du régime d'austérité imposé par Ottawa et du ralentissement de la croissance de la population, le secteur de la construction résidentielle a perdu des plumes en 2013. Et en perdra davantage en 2014.
Le nombre de mises en chantier a chuté de 6,7% l'an dernier, pour descendre sous la barre des 8200 unités. Une autre baisse drastique de 14,4% est envisagée cette année.
«Il y a beaucoup moins de perspectives d'emplois dans la région et les taux hypothécaires devraient commencer à remonter. Ça va affecter le marché résidentiel», poursuit Mme Bernard.
De nombreux projets de construction non résidentiels devraient pallier aux pertes du marché résidentiel et permettre à ce secteur d'afficher une faible croissance de 0,6% en 2014.
Le Conference Board cite au passage le chantier de 2,1 milliards$ du train léger - le plus gros projet du genre dans l'histoire d'Ottawa -, la revitalisation de 291 millions$ du parc Lansdowne et les travaux d'élargissement de quelque 200 millions$ sur l'autoroute 417.
À l'échelle canadienne, Calgary (3,7%), Regina (3,5%), Edmonton (3,4%) et Saskatoon (3,2%) devraient encore une fois obtenir les plus fortes croissances en 2014.