Cri primal, de Mordicus

Énergie canaille portée par des guitares nerveuses et des mélodies fouillées, rock-pop enjoué aux influences britanniques plus ou moins rétros, mais servi sur des paroles francos, le puissant Cri primal de Mordicus torpille agréablement l'oreille sans nous fracasser les tympans.
Après Qui vivra verra, un premier minialbum paru en 2011 (disponible gratuitement sur le bandcamp du groupe saguenéen), Mordicus se met en mode «pro», Prêt à décoller. S'arroge Ryan Battistuzzi (Malajube, We Are Wolves) à la réalisation.
S'entoure de Lisa LeBlanc et de Colin Moore sur Tant qu'à y être. Le chanteur-guitariste Maxime Desrosiers y explore les profondeurs caverneuses de [S]a Grande Gueule ou s'en va planer face au Taj-Mahal. Ce Cri Primal fait résonner plein de précurseurs compétents, de Téléphone à Franz Ferdinand. Ça vrombit bien.
Il n'y manque qu'un peu de souplesse vocale, et un soupçon de finesse dans l'écriture pour nous émerveiller.