Philippe Couillard promet de procurer aux investisseurs étrangers et aux entreprises d'ici «la prévisibilité et la stabilité nécessaires» pour investir au Québec et créer des emplois.

Couillard s'engage à créer 250 000 emplois

Le chef libéral Philippe Couillard marche dans les traces de Jean Charest et s'engage à créer 250 000 emplois au cours des cinq prochaines années s'il est élu.
En effet, l'ancien premier ministre libéral  s'était aussi engagé à créer 250 000 emplois en cinq ans, au tout début de la campagne de 2012.
M. Couillard a pris cet engagement jeudi matin, à la Tour de la Bourse, à Montréal, au moment où il annonçait un trio de candidats économiques, qui ont dépeint de façon très sombre le bilan économique du gouvernement Marois.
La majorité des emplois que le PLQ s'engage à créer seront des emplois à plein temps, a indiqué M. Couillard.
Il compte arriver à ces résultats en rétablissant les investissements du Plan québécois des infrastructures (PQI), dans les 100 premiers jours de son mandat. Il introduirait aussi un crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire et présentera un budget qui procurerait au Québec la stabilité recherchée par les investisseurs.
Au cours du reste de son mandat, un gouvernement libéral relancerait le Plan Nord et déploierait aussi une stratégie maritime. Également, il compterait mettre en oeuvre une stratégie d'exportation agressive.
Il s'engagerait également à adopter des mesures pour stimuler l'investissement et l'innovation pour la relance du secteur manufacturier. Enfin, il favoriserait la croissance de la population active et formation technique.
«Ce chiffre-là a été validé par nos collègues, par notre équipe économique, a assuré le chef libéral en conférence de presse. Il est réaliste, il va être atteint de plusieurs façons. Effectivement, il s'agit d'un plan tout à fait réaliste.»
Il en tient pour preuve le bilan économique du précédent gouvernement libéral, qui se targue d'avoir créé en moyenne 40 000 nouveaux emplois de 2003 à 2012.
M. Couillard a par ailleurs annoncé les candidatures de trois personnalités économiques: Jacques Daoust, Martin Coiteux et Carlos Leitao.
M. Daoust était patron d'Investissement Québec jusqu'à récemment. Il est candidat dans Verdun. M. Coiteux est économiste à la Banque du Canada et se présente dans Nelligan. Enfin, M. Leitao, économiste en chef de la Banque Laurentienne, est candidat dans Robert-Baldwin.
Ils ont été implacables dans leurs commentaires sur le bilan économique du gouvernement péquiste. Les premiers mois de son règne à l'automne 2012 ont été «carrément catatrophiques pour les investissements privés au Québec», a déclaré M. Leitao.
M. Daoust s'est quant à lui dit interpellé par les erreurs de calcul du ministre des Finances, Nicolas Marceau, qui prévoyait un retour à l'équilibre budgétaire pendant six mois, en 2013-2014, puis finalement a affiché un déficit de 2,5 milliards $.
«Il s'est trompé tous les jours de 14 millions $ par jour pendant six mois», a résumé M. Daoust.
De son côté, M. Coiteux reproche au gouvernement Marois d'avoir haussé le fardeau fiscal et d'avoir menacé les contribuables avec des impôts rétroactifs, de s'être lancé en geurre contre le dévleoppement du Nord du Québec et d'avoir mis un frein aux investissements en infrastructures.
«Depuis l'arrivée de Mme Marois au pouvoir, les moteurs de l'économie du Québec se sont éteints les uns après les autres», a-t-il soutenu.